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Archives pour "divers"

Changement climatique : levier ou leurre ?

Changement climatique, Développement Durable, Environement, Gestion des ressources naturelles, Opinion, Société, Solidarité, Transferts intergénérationel et interculturel, analyse de l'environnement, divers jan 28, 2012 No Comments

Source : www.contre-feux.com Auteur: Nils Ferrand

Changement climatique: levier ou leurre ?

Sans rentrer dans le débat sur l’importance des processus physiques en jeu, on doit s’interroger sur le statut politique et culturel de la question du changement climatique. Les enjeux du changement climatique et plus généralement de l’état et l’évolution de « l’environnement » ne sont-ils pas secondaires, dans une perspective humaniste, par rapport aux questions d’(in-)équité généralisée, de (dé-)régulation des échanges, de conditions de (sur-)vie ? Dès lors le changement climatique et les questions environnementales ne seraient qu’un vaste leurre, un cache-misère au sens propre, derrière lequel on masquerait les défis d’une gouvernance mondiale du partage des richesses, de la violence que les états démocratique, porteurs théoriquement d’intérêts collectifs, devraient pouvoir exercer sur les oligarchies. Le changement climatique permet de construire et promouvoir un projet de société en changement qui ne remet pas fondamentalement en question ces deséquilibres. Les majors devenues vertueuses (et toujours plus bénéficiaires) deviendraient fers de lance d’un nouvel ordre vert, d’une nouvelle croissance « durable », durablement inéquitable, fondée inéluctablement sur le puissant moteur de l’envie. A force de critiquer comme anti-progressiste, déni d’humanité ou inéquitable l’égalitarisme, on en est venu à admettre comme irrémédiable la rupture croissante entre les nantis et les nuées de dénués. L’argument sur l’inefficacité mécanique des efforts de riches sur les questions de changement climatique est certes recevable : chaque euro ou chaque once de plaisir sacrifié à l’autel du climat au « nord » est probablement beaucoup moins rentable que s’il est transféré vers la promotion d’une transition « quantique » au « sud », pour ne jamais passer par nos étapes technologiques et culturelles, avérées léthales. Cependant cette perspective même peut être dépassée : si l’on admet le principe de transférer nos investissements « climat » au sud, on pourrait aussi admettre de dépasser cette question, et de prendre de front la question du développement partagé, sur la base d’une redistribution et d’une régulation massive. Utopie, certes, mais aussi transition progressive entre un statut de leurre et un statut de levier.

Déclaration iniversel ban droi domoun NATIONZ’UNI LA ACCEPT SA LE 10 DÉCEMB 1948

Droits, Gouvernance & Droit, Société, Solidarité, divers jan 26, 2012 No Comments

Source : Oxygène
« Causement la cour »

Déclaration iniversel ban droi domoun
NATIONZ’UNI LA ACCEPT SA LE 10 DÉCEMB 1948

L’assemblée générale i proclam le déclaration ban droi domoun comme l’idéal commun partout sur la terre du plus petit au plus grand pareil pou tou le moun, se déclaration i doi resté dan la tête tou le moun pou que ti peu ti peu tout nation i applik se ban droit.
Artik 1
Tou le moun i arrive sur la terre pareil, libe en dignité et en droi. Noute toute na na un réflexion et un bon sens, pou nou agir dan un l’esprit de fraternité.
Artik 2
1. Tou le moun i peu prétend fé valoir le ban droi et liberté écrit dans déclaration là, sans différence ente toute de moun, question race, couleur, sexe, langue, religion, poltik, ou n’inporte quel autre situation.
2. En plus, pa de différence sur le statut politik, juridik ou international de l’endroit ou sa ou sorte, quel que soit l’endroit.
Artik 3
Tou le moun na na le droi de vive, libe et protégé.
Artik 4
Personne i sera en soumission ; toute forme l’esclavage lé interdit.
Artik 5
Na pu personne i sera tortruré, et n’aura pu ban traitement sauvage inhumain et rabaissant.[...]
Artik 7
Tou le moun lé égal devant la loi et na le droi un protection pareil. Tou le moun na le même droi contre discrimination et provocation.[...]
Artik 13
1. Tou le moun na le droi de déplace à li lirement et habité ou li ve.
2. Tou le moun na le droi allé ou li ve si la terre.[...]
Artik 18
Tou le moun na le droi de pensé, de conscience et de religion comme li ve ; et aussi de changé quan li ve et pratik son religion et son ban idée comme li ve.
Artik 19
Tou le moun na le droi d’avoir un point de vue et un causé, ou li ve comme li ve, sans barrière.[...]
Artik 25
1. Tou le moun i doi avoir un niveau de vie suffisan pour assure le santé, le bien-ête son famille entre aute su question mangé, habillement, logement aussi pou son santé. Na le droi au service sociaux si li lé au chomage, malad, veuf, agé ou si li perde tout son moyen même si pa li l’auteur.
2. Ou na le droi a un l’assistance spécial pou lé femme enceinte et son ban marmaille. Tou marmaille, qui soi né dan ou en déor du mariage lé pareil en droi.
Artik 26
1. Tou le moun na le droi a un l’éducation. Sa i doi ête gratuit pou l’éducation élémentaire et fondamental. L’éducation technik et professionnel i doi ête accéssible pou toute ; comme lé zétude supérieur, si li la mérité.
2. L’objectif l’éducation la i doi aide à l’épanouissement et au respect de tou lé droi et liberté déclaration là. I doi aide a nou trouve un compréhension, un tolérance, un l’amitié ente noute toute.
3. Le ban parent na na avan tou le droi choisi commen éduk son ban marmaille.[...]
Artik 30
Nou na point le droi mette en place ban z’action pou détrui sa que lé écrit dan séclaration là, et utilise le ban z’artik là pou faire le mal.

Inscription Semaine du DD (jusqu’au 22 mars 2012)

divers jan 25, 2012 No Comments

Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement vous souhaite une bonne année 2012 !

La Semaine du Développement Durable : 10 ans déjà !

La SDD, organisée chaque année du 1er au 7 avril, est désormais un rendez-vous majeur très attendu. L’objectif de cette opération est de sensibiliser les Français aux enjeux du développement durable et inciter chacun à adopter des comportements plus responsables. Vous êtes, chaque année plus nombreux à vous mobiliser et à ce jour déjà 117 projets sont enregistrés !
En 2012 : soyez consom’acteur !

Cette année, l ‘accent est mis sur l’information aux citoyens. L’objectif est d’inciter nos concitoyens à devenir des consom’acteurs éclairés grâce à la mise en lumière des repères favorisant l’achat/investissement durable : affichage environnemental, écolabels, guide des allégations environnementales, signes de qualité de la compétence des entreprises du bâtiment et étiquette COV.
Au-delà de cette thématique, la SDD est une opportunité pour chacun de valoriser les changements de comportements. Toutes les opérations ou manifestations faisant la promotion de mesures pérennes et/ou initiatives quotidiennes en faveur du développement durable peuvent être labellisés dans le cadre de l’appel à projets.
L’appel à projets est lancé : vous pouvez vous inscrire jusqu’au 22 mars 2012, en remplissant le formulaire d’inscription sur le site www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr

Afin de relayer l’appel à projet de la semaine du développement durable 2012 sur vos propres supports, un kit de communication sera disponible sur le site « agissons » début mars. En attendant, vous pouvez dores et déjà relayer les bannières ci-jointes, invitant les porteurs de projets à s’inscrire.
Vous souhaitez participer ?

Organisez une ou plusieurs manifestations valorisant un changement de comportements, dans différents domaines :
Consommation ; emplois verts / formations ; ville durable ; énergie ; déchets ; habitat ; transports, biodiversité ; alimentation ; eau ; tourisme / loisirs ; sport ; responsabilité sociétale des entreprises ; etc.
Inscrivez-vous en remplissant le formulaire sur le site http://www.agissons.developpement-durable.gouv.fr/Tous-les-ans-un-appel-a-projets
Si votre formulaire est validé, votre manifestation apparaîtra dans le programme national.
Un kit de communication sera disponible en téléchargement sur le site www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr en mars.
Vous recevrez par voie postale début mars, à l’adresse de votre structure, un kit d’affiches pour annoncer votre ou vos événements.
Pour plus d’infos, consultez le site www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr.
Contact : 01 40 81 76 34
semainedudeveloppementdurable@developpement-durable.gouv.fr

Pourquoi tant de persécutions actuelles contre les médecines naturelles ?

divers jan 24, 2012 No Comments

Lettre publiée par l’Institut de Protection de la Santé et de la Nutrition : newsletter@institutprotectionsantenaturelle.eu

Madame, Monsieur

Suite à notre information il y a deux semaines sur les persécutions actuelles contre les médecines naturelles, la grande question, qui nous a été posée par des milliers de sympathisants, fut : POURQUOI ???

Pourquoi les autorités ne veulent-elles pas que chacun puisse choisir sa médecine ?

Qui cela gène-t-il ?

La réponse facile, c’est que le gouvernement obéit aux industries pharmaceutiques, qui ont intérêt à nous rendre malades, et à nous obliger à prendre leurs médicaments chimiques.

Mais à l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, nous avons toujours pensé que cela n’explique pas tout.

C’est pourquoi il nous a paru intéressant de porter à la connaissance du plus grand nombre le texte suivant signé Jean-Marc Dupuis, que beaucoup ont déjà lu.

Je vous souhaite une excellente lecture !

Augustin de Livois
Directeur

Pourquoi tant d’hostilité contre les médecines naturelles ?

Les médecines naturelles sont un domaine plus surveillé par les autorités que bien des activités criminelles.

La vente de compléments alimentaires naturels (plantes, vitamines, acides gras, acides aminés, minéraux, etc.), par exemple, est réglementée de façon beaucoup plus stricte que la vente de tabac, d’alcool, d’armes, ou encore de films incitant à la violence.

Le cas de la vitamine D

Pour illustrer la rigidité de la situation, nous allons parler d’un produit naturel dont aucun scientifique sérieux ne peut contester les bienfaits : la vitamine D.

La vitamine D est produite dans votre peau sous l’effet du soleil, et plus précisément sous l’action des rayons ultraviolets. Dans les pays du Nord de l’Europe, 75 % de la population souffre d’une carence en vitamine D pendant l’hiver. Cette carence est d’autant plus répandue que les foies de morue et de flétan et les poissons gras (sardines, hareng, maquereau, thon etc.) qui sont les principales sources alimentaires de vitamine D, sont de moins en moins consommés.

Or, manquer de vitamine D a des effets graves. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la régulation du métabolisme phosphocalcique (indispensable au bon fonctionnement musculaire, intestinal, neurologique et à la minéralisation des os) ; elle est aussi fortement impliquée dans la synthèse de l’insuline par le pancréas. Enfin, elle exerce des fonctions physiologiques de type hormonal sécostéroïde en exerçant de multiples effets sur l’expression des gènes.

En effet, la vitamine D influence plus de 3000 gènes dans le corps dont, par exemple, les gènes qui contrôlent la lutte contre les infections, et qui produisent plus de 200 peptides anti-microbiens.

Et ce n’est pas tout !

Les études scientifiques ont établi un lien incontestable entre le taux de vitamine D et l’état de santé :

Selon une méta-analyse de 18 études en double aveugle randomisées, un taux élevé de vitamine D dans le sang réduit le taux de mortalité toutes causes confondues [1]. Une étude en double-aveugle, ou double insu, est une étude où des personnes suivent un traitement ou un placebo (faux médicament), sans que ni leur médecin, ni elles-mêmes, ne sachent si elles reçoivent le traitement ou le placebo.
Une étude récente a montré que le nombre de décès au Canada pourrait être réduit de 37 000 annuellement, soit 16 % des décès du pays, si la population avait un taux de vitamine D plus éléve [2].
Une étude réalisée en commun par les universités de Graz (Autriche) et Heidelberg (Allemagne) est arrivée à des conclusions similaires, en février 2009 : 3200 hommes et femmes de 62 ans en moyenne ont été observés sur une période de sept années. 740 sont décédés entre temps. Parmi les personnes décédées, elles étaient deux fois plus nombreuses à avoir un taux de vitamine D réduit, qu’un taux de vitamine D élevé.
Grâce à ses effets bénéfiques sur le système immunitaire, la vitamine D pourrait avoir un puissant effet de protection contre le cancer. Les chercheurs sur le cancer de l’hôpital Mount-Sinai de Toronto (Canada) ont comparé les habitudes alimentaires de 760 femmes ayant le cancer du sein à un groupe de 1135 personnes en bonne santé. Ils ont constaté que les personnes ayant un bon taux de vitamine D avaient 24 % de risques en moins de tomber malade. Des résultats similaires ont été observés pour le cancer de la prostate et du colon.
Les chercheurs de l’Institut du Coeur de Kansas City (USA) ont également démontré un effet protecteur de la vitamine D sur le coeur et les artères. En décembre 2008, ils ont évalué les données concernant plus de 10 000 personnes test, sur une durée de dix-sept ans. Il s’est révélé qu’un taux réduit de vitamine D dans le sang doublait le risque d’infarctus. Une cause possible de cet effet protecteur est la capacité de la vitamine D à diminuer la pression sanguine.
Face à tous ces bienfaits (et il y en a d’autres), la vitamine D présente aussi des dangers pour la santé. Mais ces dangers sont limités : il est impossible de souffrir de surdose de vitamine D par sa seule alimentation. Et il faut prendre quotidiennement des doses supérieures à 20 fois les apports journaliers recommandés (AJR), autrement dit avaler une douzaine de pilules ou d’ampoules de vitamine D par jour, pour observer des effets indésirables.

Vous pourriez donc penser qu’une complémentation modérée de vitamine D, dans les populations déficitaires, serait favorisée par les pouvoirs publics ; que le ministère de la Santé informerait le public ; et que les fabricants de ces compléments seraient autorisés à signaler les bienfaits à attendre de cette vitamine, par exemple en diffusant les résultats des études scientifiques citées ci-dessus.

Eh bien pas du tout. La vente de vitamine D à des doses suffisantes pour avoir un effet bénéfique réel est strictement interdite sans ordonnance d’un médecin. Ce qui explique que seule une infime proportion de la population, particulièrement bien informée et motivée, bénéficie des nouvelles découvertes sur la vitamine D.

Non seulement les fabricants de compléments alimentaires ne sont pas encouragés à informer le public de ses bienfaits, mais il leur est même interdit de le faire, et même de vendre des doses de 5 microgrammes de vitamine D (Apport Journalier Recommandé officiel).

De plus, s’ils vendent de la vitamine D en citant sur la notice une seule des études citées plus haut, ou s’ils laissent entendre dans la présentation du produit qu’elle peut avoir un bienfait pour la santé, quel qu’il soit, ils sont passibles des poursuites prévues à l’article L5122 du Code de la Santé Publique.

Interdiction des allégations thérapeutiques

Il est interdit aux fabricants de compléments alimentaires de mentionner sur leurs produits les effets escomptés sur la santé, les maladies, en termes de prévention comme de guérison.

Si on suit la réglementation actuelle jusqu’au bout, il est interdit à une marque d’eau minérale d’indiquer sur l’étiquette que l’eau « aide à prévenir la déshydratation ». Ce n’est pas un canular, mais l’expérience réelle que viennent de réaliser deux chercheurs allemands, dont la demande a été refusée par l’agence européenne du médicament.

La conséquence est que les patients en sont réduits à courir des risques insensés en recherchant sur Internet des indications sur les compléments alimentaires qu’ils achètent. Risques insensés non parce que les produits qu’ils prennent pourraient leur causer des inconvénients, mais parce qu’ils ont de grands risques de passer à côté d’un produit qui pourrait les aider. Et pourtant, cette interdiction d’information est imposée au nom de « la protection de la santé publique ».

En prenant ainsi la défense des fabricants de compléments alimentaires, je sais que je m’expose à être critiqué comme un « suppôt de l’industrie » et des « vendeurs de pilules ». Mais mon activité professionnelle ne consiste pas à vendre de tels produits : elle consiste à produire et publier de l’information sur la santé naturelle. J’aurais tout à perdre, en terme de crédibilité, à prendre le parti de tel ou tel secteur de l’industrie. Et précisément, ainsi que je le dis toujours, votre meilleure source de vitamine D est entièrement gratuite puisque c’est… le soleil !!

Comment en est-on arrivé là ?

L’hostilité des pouvoirs publics vis-à-vis des médecines naturelles date de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque fut créé l’Ordre des Médecins en 1940, et que fut supprimé le diplôme d’herboriste en 1941.

Il s’agissait de faire entrer le pays dans la médecine « scientifique moderne ».

Il faut se replacer dans le contexte de l’époque pour comprendre cette démarche.

En toute bonne foi, des médecins, des chercheurs et des responsables politiques ont créé un système de santé centralisant tout le pouvoir et les ressources financières pour, selon leur vision, découvrir, et imposer, la meilleure solution, le meilleur protocole de traitement pour chaque maladie.

Cette démarche leur paraissait d’autant plus légitime que beaucoup étaient persuadés que ce n’était qu’une question de temps avant qu’on trouve un vaccin, ou des médicaments quelconques, qui viendraient à bout de toutes les maladies.

Le Ministère de la Santé en France développa une technostructure complexe faite d’un enchevêtrement d’agences, de comités, de « hautes autorités », d’ordres et de commissions, qui prirent sur eux de prendre les grandes décisions concernant la santé de la population. Les médecins, dans leur optique, devaient être traités comme de simples courroies de transmission soumises à leurs ordres et à leurs règlements. Les patients, eux, ne devaient plus avoir leur mot à dire puisqu’ils n’avaient pas la compétence technique pour comprendre ce qui était le meilleur pour eux.

L’Ordre des Médecins commença à imposer des protocoles de traitements standardisés, et à exclure les médecins qui refusaient de s’y soumettre. Une fois exclu de l’Ordre, un médecin n’a plus l’autorisation d’exercer la médecine. C’est donc une sanction extrêmement grave pour lui. Non seulement il perd son métier, mais il subit une opprobre telle que rares sont les médecins qui osent s’exposer à de telles sanctions – et personne ne peut leur en vouloir.

La médecine française a donc été mise au pas, et forcée d’entrer dans un seul moule. Un nombre incalculable d’herboristes et de guérisseurs, héritiers de traditions ancestrales d’une richesse pourtant fabuleuse, se retrouvèrent du jour au lendemain passibles de poursuites pour « exercice illégal de la médecine », ou « exercice illégal de la pharmacie » sous prétexte qu’ils n’avaient pas, et ne pouvaient pas, adhérer à l’Ordre des Médecins ou des Pharmaciens. Il en fut de même dans les monastères où certains religieux se transmettaient encore des savoir-faire médicinaux datant de la nuit des temps.

On imagine le scandale que causerait une telle décision, prise aujourd’hui par le gouvernement du Brésil par exemple, qui imposerait du jour au lendemain sur toute l’Amazonie que seuls les médecins dûment diplômés des facultés d’Etat des villes côtières occidentalisées aient le droit de prodiguer des soins, ou de donner des plantes aux malades.

Nul doute que des mouvements énormes de protestation seraient organisés à l’ONU, à l’UNESCO, et par les ONG du monde entier au nom du « respect des cultures », pour protester contre une tentative aussi barbare de faire table rase du passé. C’est pourtant exactement l’oppression qui a été imposée, et qui continue d’être imposée, en France sur les malades et les médecins bien qu’en Occident, le savoir en occident se soit aujourd’hui très largement perdu.

Un couvercle de plomb

Protocoles de traitements de la moindre maladie, autorisations de mise sur le marché des médicaments, taux de remboursement, prix des consultations, critères de sélection des médecins, nombre de diplômes de médecins délivrés (le fameux numerus clausus), répartition territoriale des hôpitaux et cliniques, campagnes de vaccination, tout fut donc désormais décidé par le seul Ministère de la Santé, et la technostructure qui en dépend. Aujourd’hui encore, c’est lui, et lui seul, qui décide ce qu’il faut faire et penser dans tous les domaines de la médecine et de la santé : ce que votre médecin a le droit de vous prescrire, les traitements que vous avez le droit d’entreprendre.

Cette situation est potentiellement génératrice de souffrance pour les patients, qui peuvent avoir l’impression de n’être qu’un rouage du système de santé. Mais elle est également d’une grande violence pour les médecins, qui peuvent avoir le sentiment que les conditions ne sont plus réunies pour qu’ils puissent remplir leur mission auprès des malades.

L’extrême sévérité et rigidité du système de santé à l’encontre des médecins « déviants » n’a toutefois pas permis de protéger le public contre les charlatans, qui semblent même être plus nombreux que jamais, ainsi qu’en témoigne le rapport, certes critiquable par bien des aspects, de la Miviludes (Mission de vigilance contre les sectes) paru le 10 juin 2011 au sujet des dérives sectaires dans le monde des thérapies parallèles.

Tout se passe comme si le couvercle de plomb qu’on a voulu imposer sur la santé, avait en réalité servi de serre protectrice pour que se développe, en France, une myriade de pratiques thérapeutiques douteuses. Ces dérives sont d’autant plus dangereuses que le patient en quête de solutions naturelles n’a plus aucun moyen de distinguer les thérapeutes sérieux des autres, tous étant soumis à la même suspicion, voire aux mêmes interdictions, dès lors qu’ils ne suivent pas les protocoles officiels.

Il est alors aisé pour un authentique escroc de crier à la persécution, ou aux atteinte à la liberté individuelle, alors qu’il met réellement en danger la vie de ses victimes.

La plus totale confusion, donc, règne.

La révolution Internet

C’est dans ce contexte qu’Internet est venu changer la donne.

Pour son information sur la santé, le public éclairé se tourne de moins en moins, aujourd’hui, vers le Ministère de la Santé, dont il sait qu’il obtiendra surtout des discours aseptisés et au fond, de peu d’utilité pratique.

En revanche, une profusion fabuleuse d’information est aujourd’hui accessible grâce à la presse indépendante et surtout sur Internet. Le site Doctissimo draine chaque jour à lui seul plus de 3 millions de visiteurs, ce qui en fait un des tout premiers sites francophones en terme de fréquentation. Une myriade d’autres sites existent pour les personnes en quête de réponses à leurs problèmes de santé, qui publient des informations gratuites ou payantes, de qualité extrêmement variable évidemment. Les publications Santé Port Royal (Pratique de Santé, Principes de Santé, Plante & Santé…) par exemple, diffusent beaucoup d’informations intéressantes.

Pour les personnes concernées par le cancer, et qui souhaitent un complément naturel aux traitements conventionnels, la référence francophone est bien sûr www.guerir.org, le site du Dr David Servan-Schreiber, malheureusement décédé le 24 juillet dernier.

Pour les problèmes de cholestérol et les maladies cardiovasculaires, celui du Dr Michel de Lorgeril. Pour la nutrition, le site de Thierry Souccar www.lanutrition.fr.

En Allemagne, dans les pays scandinave, aux Etats-Unis, des centaines de lettres d’information sur la santé naturelle circulent, les plus populaires étant celle du Dr Joseph Mercola (www.mercola.com), suivie par plus d’1,5 millions de personnes quotidiennement, celle du Dr Weil, ou encore celle Dr Whitaker. Au Canada, l’encyclopédie en ligne www.passeportsante.net, un site à but non lucratif financé par la fondation Lucie et André Chagnon, s’est imposée comme une des principales références scientifiques sur les médecines naturelles ces dernières années.

C’est à partir de ces sources, et bien d’autres, que je publie moi-même Santé & Nutrition, une lettre gratuite à laquelle chacun peut s’abonner librement (lien ici), aujourd’hui suivie par près de 100 000 personnes.

Il ne s’agit que de quelques noms, forcément choisis de façon arbitraire. Je présente donc d’avance mes excuses à toutes les personnes et institutions de grande valeur, qui contribuent de façon essentielle à l’information du public, et qui pourraient légitimement s’étonner de n’être pas citées ici. Mais le but de cet article n’était pas d’en faire une liste exhaustive.

Face à cette explosion d’information, qui apporte un courant d’air frais extraordinaire à la médecine, il est permis d’espérer que le « système de santé » officiel se trouve bientôt obligé de se ré-inventer.

Puissions-nous, chacun là où nous nous trouvons, œuvrer comme nous le pouvons pour que la médecine se recentre sur un seul objectif : la bonne santé… naturellement.

L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle remercie Jean-Marc Dupuis pour son aimable autorisation de reproduire ce texte.

Références :

[1] Altern Med Rev 2008 ; 13(1) : 6-20.

[2] Grant W., Schwalfenbert, G.K., Genuis, S.J., Whiting S.J., « An estimate of the economic burden and premature deaths due to vitamin D deficiency in Canada », Molecular Nutrition and Food Research, volume 54, Issue 8, p. 1172-1181, août 2010.

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Newsletter de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle – 253A Chaussée de Wavre – 1050 BRUXELLES
www.institut-protection-sante-naturelle.eu

Association ADELS-ADELROI : Cher(e)s ami(e)s de la démocratie locale bonjour,

divers jan 24, 2012 No Comments

*Objet : **CR ADELROI*

> Compte-rendu de la réunion du 14 janvier 2012 à Village Titan du Port

Cher(e)s ami(e)s de la démocratie locale bonjour,

Voici le compte-rendu de la réunion du 14 janvier 2012 et l’invitation du
dîner-débat à diffuser autour de vous.
Espérant vous revoir à la prochaine réunion, recevez mes cordiales
salutations.

Jean-Claude HO PUN CHEUNG

Madame, Monsieur,

Notre association, ADELS-ADELROI depuis 2000, mène son action citoyenne
pour la démocratie locale à la Réunion. En 2009, un Séminaire s’est tenu à
« Dos d’âne » sur le thème de « *la décolonisation des esprits et des
pratiques pour le développement local* ».

En mai 2011, une délégation Réunionnaise a participé au même type de
rencontre organisé à Tournai par un « Collectif franco-belge pour l’utopie
sociale, culturelle et politique » sur « *les forces et les formes de la
résistance* ».

La récente actualité a démontré la faculté des Réunionnaises et des
Réunionnais à ne pas courber l’échine face à tous les risques (feu, requin,
chikungunya) qu’ils doivent affronter et à participer aux prises de
décisions qui les concernent. En définitive qui décide ? Comment ? Où ?
Paris ? Bruxelles ? La Réunion ?

Comme nous l’avons déjà fait le 16 décembre à Saint-Pierre, nous vous
proposons d’échanger, au cours d’un dîner-débat, sur le thème :

*de l’indignation à la résistance, de la résistance à l’action*

*le jeudi 23 février 2012 à 19H*

au Centre Social et Culturel de Coeur Saignant du Port*

Après quelques flashs vidéo sur les débats franco-belges de mai 2011

Chacun(e) pourra exprimer, à partir de son regard et de son vécu, sa
principale indignation et sa façon personnelle de résister afin d’envisager
ensemble des formes de mobilisation collective

Cette invitation est à diffuser le plus largement possible autour de vous.
Surtout n’hésitez pas à y venir avec un proche ou une connaissance
intéressé(e) par le thème, surtout dans le secteur «Nord»

Afin de pouvoir prévoir l’organisation de la salle et du buffet, merci
d’indiquer votre présence auprès de :

Nicol M’COUEZOU Tel 0692 61 66 04

Jean-Claude HO PUN CHEUNG Tel 0692 45 50 22

ou par mail à : *marc.conforte.democratie@wanadoo.fr*

Participation aux frais : 10 €

Espérant compter sur votre participation constructive, accepter cher(e)s
ami(e)s nos salutations les plus cordiales.

**Centre Social et Culturel de Coeur Saignant du Port*

=> Arrivée par l’échangeur de la Rivière des Galets, au rond point des
Danseuses prendre la direction du centre ville, => juste avant la station
Caltex prendre à droite (route Déserte/Rico Carpaye), 2O mètres après
tourner à droite, avancer jusqu’à l’intersection, puis tourner à droite, le
Centre se trouve sur la gauche, avec grand parking.

2012 : L’IPSN entre en campagne

divers jan 24, 2012 No Comments

Chers amis,

L’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle créé depuis moins
d’un an est désormais installé et enregistré au cœur de la capitale
européenne (nos coordonnées à Bruxelles en bas de ce message).

Pour défendre notre droit de nous soigner autrement, nous nous
mobilisons sur tous les fronts en 2012, année d’élections
présidentielles et législatives en France.

Historiquement, on sait que c’est dans les cent jours qui suivent les
élections que les principaux changements se font, ou ne se font pas.

L’année 2011 a été marquée par l’adoption définitive d’une directive
européenne ravageuse sur les médicaments traditionnels à base de
plantes… mais aussi par un soulèvement citoyen absolument inédit,
avec 1 500 000 signatures rassemblées par notre mouvement, plus 800
000 grâce au réseau Avaaz, qui nous a emboîté le pas.

Nous avons désormais eu le temps de nous structurer et des citoyens
toujours plus nombreux viennent sur le site officiel de l’Institut
pour la Protection de la Santé Naturelle :
http://institut-protection-sante-naturelle.eu/

Les herboristes s’organisent pour proposer des solutions. L’IPSN
proposera un cycle de conférences /groupe de travail pour les
accompagner dans l’organisation de leur défense (un « Manifeste des
herboristes » est en cours de préparation).

L’objectif : obtenir un diplôme d’herboriste d’ici la fin de l’année.

De nombreux experts en médecine et spécialistes de la santé naturelle
rejoignent notre Institut, pour travailler sur les dossiers
techniques. Nous sommes également en cours de renforcement de notre
Comité d’Ethique.

Plusieurs actions coup de poing, et notamment d’autres pétitions, sont
programmées pour l’année 2012.

L’IPSN au cœur de la bataille de l’information

Pour être entendu des pouvoirs publics et des administrations, il faut
bouger, faire du bruit. Mais il est également essentiel de « produire
du fond ». C’est pourquoi l’IPSN s’organise pour être une force de
proposition.

L’Institut organisera toute l’année des rencontres pour donner la
parole à des médecins, des scientifiques et des acteurs des médecines
naturelles, y compris des patients, afin qu’ils s’expriment sur des
sujets « tabous », c’est-à-dire non traités par les médias officiels
et l’administration pour des raisons idéologiques ou obscurantistes.

Des meetings seront organisés, auxquels tous les signataires de notre
pétition seront bien sûr attendus (surveillez bien vos boîtes email
!).

Enfin, pour avancer, nous devrons à la fois garder notre esprit de
révolte et garder le sens de l’écoute et de la discussion. Pour
changer notre système de santé et défendre nos choix de santé, nous
devons construire des réseaux, des alliances et apprendre à
réconcilier les points de vue convergents. Là-dessus nous comptons sur
vous autant que sur votre mobilisation !

Et aussi…

Je vous rappelle également la sortie du DVD de l’Alliance pour la
Santé, qui vous permet de voir toutes les conférences qui ont eu lieu
lors du Grand Congrès National des 15 et 16 octobre dernier. Vous
pouvez vous le procurer en vous rendant sur le site :

http://alliance-pour-la-sante.com/

Notez aussi dans vos agendas le congrès « Pour guérir de la sclérose
en plaque » qui aura lieu les 24 et 25 mars prochains à Paris, avec en
particulier le Dr Michel Geffard, membre de notre comité d’éthique.
Michel Geffard est docteur en médecine, docteur es science et
directeur de recherche à l’INSERM. Il propose depuis 20 ans des
traitements pour les maladies dites incurables comme la SEP.
Renseignements ici : http://www.lessymboles.com/SEM_SEP.htm

Enfin, tenez-vous prêt pour la sortie du prochain coffret de référence
sur les plantes médicinales, par Michel Pierre, lui aussi membre du
comité d’éthique de l’IPSN. Ce coffret contient deux livres expliquant
l’usage de 400 plantes, autrement dit l’essentiel de l’herboristerie,
classées par affection à traiter d’une part, et par plante d’autre
part. Pour chaque affection (plus de 100), il nous décrit : les
symptômes; les précautions à prendre; tous les remèdes à base de
plantes pour retrouver la santé ou améliorer sa forme (tisanes,
infusions, jus, probiotiques, fruits séchés, etc. Un indispensable à
avoir chez soi. Sortie en avril 2012.

Bonne année 2012 !

Augustin de Livois
Président

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n’hésitez pas à nous écrire à l’adresse suivante :
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Votre adresse ne sera jamais transmise à aucun tiers et vous pourrez
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Des SIG aux ontologies géographiques

divers avr 30, 2011 No Comments

Nadine Cullot* — Christine Parent** — Stefano Spaccapietra*** — Christelle Vangenot***

* Laboratoire LE2I, Université de Bourgogne, France
Nadine.Cullot@u-bourgogne.fr
** HEC-INFORGE, Université de Lausanne, Suisse
Christine.Parent@unil.ch
*** Laboratoire de Bases de Données, Ecole Polytechnique de Lausanne, Suisse
{Stefano.Spaccapietra, Christelle.Vangenot}@ep?.ch

RÉSUMÉ :

L’évolution des technologies et d’Internet suscite un besoin croissant de partage d’informations sur le Web qui passe par la compréhension des informations mises à disposition et une automatisation des processus de navigation, d’extraction ou de mises à jour de ces informations. L’information géographique n’échappe pas à ces nouveuax besoins. Une réponse prometteuse à ces objectifs est le développement d’ontologies. Les ontologies permettent la spéci?cation de connaissances agréées par une communauté de personnes et partageables sur le Web.

Ce partage nécessite la représentation de la sémantique des informations a?n de les rendre compréhensibles à une communauté d’utilisateurs relativement à un domaine ou à une activité. Plusieurs modèles ont été développés pour la modélisation des ontologies qui trouvent leurs fondements dans des domaines comme l’intelligence arti?cielle, la représentation des connaissances ou les bases de données. Les logiques de description et les outils d’inférences afférents connaissent un nouvel essor pour la modélisation des ontologies. Les modèles conceptuels de bases de données étendus sont aussi une voie prometteuse. L’information géographique est actuellement le parent pauvre de ce foisonnement et les ontologies spatiales restent à construire.

Cet article s’attache tout d’abord à décrire les besoins spéci?ques des ontologies en terme de modélisation et d’interrogation pour l’information géographique. Puis une étude comparative des modèles basés sur la logique de description et des modèles conceptuels de bases de données s’attache à montrer les forces et les lacunes de chacune de ces approches et les aspects requêtes sont présentés. En?n le besoin de caractéristiques temporelles et multi-représentation est discuté.

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The landscape or the buoyancy of our representations into spaces

Développement Durable, Environement, divers mar 31, 2011 No Comments

Abstract: A Chinese proverb says that the landscape is ahead and behind our eyes. The landscape does not have a physical reality in itself, but comes from the close relationship settled between a space and its observant. This mental representation of spaces will take the form of the observant cognitive topography through emotional, sensitive and cultural filters. It is particularly meaningful that the first appearance of the word “landscape”, in western countries, comes from a pictorial movement during the 16th century. People were first introduced to landscapes in paintings and then saw landscapes into the nature. Thus, the landscape experience is a homogeneous composition of sensations creating a coherent aesthetical (from the Greek aisthèsis, « sensation ») world. As shown by Petrarque climbing the Ventoux Mountain (South of France) in 1336, the landscape sight is a distanced look, reconciliation for Petrarque with the “order of the world”. The nature and the composition of landscape representations hold the signs of the relation types that humans maintain with the “cosmos” (from the Greek kósmos, « organize world ») over one place. The contemporary awareness about landscapes goes with the 20th century environmental overthrow. If landscape appreciation holds an aesthetical control on the surrounding, environmental assessment will be the ethical control. As the world is closing down there are no more elsewhere directly reachable as much with our body than with our mind. The holistic principle invites us to find the appropriate way to live and to interact according the identity of each place on earth.

Key-words: Landscape, mental representation, aesthetic, ethic, identity, citizenship, social well-being, environmental integrity.

Author : Jean-Pierre Lanckman

INTRODUCTION

Everything is in a perpetual flow on Earth. Nothing stays with a constant and static shape. The flow is becoming faster. Territories are rebuilding; spaces are rearranging according to new strategies and new needs. Familiar landmarks are erasing and the meaning of changes is becoming obscure. Landscapes that seemed immutable are clearing out within a couple of years whereas it needed centuries for their appearance.

Recombining times are confused. Landscapes are the prisms that reveal transformation of our societies, economies, and ways of life. They speak about us, their authors, about our own modifications, even before those modifications can be handled within statistics.

Starting from the landscape concept occurrence in painting, we will attempt to see how the landscape questions today our societal and individual aesthetical and ethical interactions with spaces, when Nature and Culture look forward reconciliation.

Western evolution of Landscape representations (Nature and Culture spreading apart).

During the occidental antiquity, representation of nature had the function of giving an idealize image of existence. The world was regarded as continuous, homogeneous and isotropic, Euclidean mathematics reigned and the perfection of nature forms revealed the perfection of existence itself. Then, during Christian middle age and Renaissance, artists conceived the landscape as a divine work and the landscape held a role strictly functional in a narrative context. The giving up of the perspective laws during the Middle Ages revealed the holy nature of the society architecture and of the world’s representations. Landscape from Albrecht Dürer and Leonardo da Vinci, real photography of the natural environment, are magnificent exceptions surely not foreign to their scientist formations.

For the landscape, to appear to us as we know it, it was necessary that two types of artistic domestication of nature to be developed: the one in act, operated by the art of the garden and the one, indirect, laboriously operated on the look from the creation of vision, perception and delight models. As the Copernican revolution goes by and nature starts to laicize, landscapes become more dynamic and obtain an organic and systemic cohesion. Landscape’s representation also starts to illustrate more purpose, and become the image of an idyllic or heroic nature. The Flemish and the Dutch showed the landscape as the seasons goes by, and represented the living and emotional nature of the environment. During the Romantic period, representations of landscape were the medium of subjective experiences, and the sign of divine reveal from the power of nature.

Exact observation of nature and the new realism opens onto the optical art of Impressionism. The real matter is the expression of an inner feeling rather than a sensitive reality. The landscape is dissolving, thus, into abstraction and announcing the 20th century “die-landscape”. The landscape becomes a frame, a subject totally and irreversibly outdated, more propitious to nostalgic feelings that to the desire in anticipating the human liberation from environment. The artificial world, built in order to satisfy the human will of power requirement, is considered as the only worthy environment according to its new life condition. Thus, art is not a by-product of the species, but appears to be exactly the contrary.

Landscape as a concept

Today, the landscape dimension of territories perform a revival, abandoned for about fifty years and it was rehabilitated at the beginning of the eighties in questioning the model of growth and its disastrous impacts on environment, everywhere in the world. Definitions for landscape found today into dictionaries: “visible features of an area of land”, are contrasting with the one adopted by the European Council of Florence (European Landscape Convention 2000): “Landscape is a piece of territory which may include coastal and/or inland waters, as perceived by populations, the appearance of which is determined by the action and inter-action of natural and human factors”. The European Landscape Convention integrates at the same time the impact of the phenomenological movement and those from the systemic approach into the landscape appreciation.

The contrast between these definitions shows us the transition between an objective reality of the landscape and its nature of mental representation. This, questions the classical paradigm based on the existence of an objective “reality” that an observant would be able to discover. Since the cradle, we adopt this way of seeing and thinking, as noticed by the critics against the “occidental way of thinking”. Indeed, we perceive, we interpret and we communicate the landscape. Our perceptions of landscape are done through the filter of our desires, beliefs, and emotions culturally marked, so much that we believe them natural (Partoune 2004). The landscape is an appearance and a representation. Thus, the landscape might represent in the same time an object (systemic approach) and a mental representation (phenomenologic approach) that we extirpate from a space. Then, the scientist work consists in explaining the landscape as an object and interpreting the landscape as a mental representation.

Lately, several disciplines have reinstated the landscape as the focus of their research. Different typologies are explored according to the authors in order to classify landscape dimensions and organize the different looks from all disciplines dealing with landscape (Sauvé 1994, Tress 2001, Partoune 2004, Jacobs 2006). Yet, transdisciplinary studies and cooperation are required to tackle the various environmental and social problems related to landscapes. This can be achieved with the help of innovative approaches and research methods, in close cooperation among landscape researchers from natural sciences, social sciences, humanities and arts, as well as the professionals involved in all phases of land use decision. Inhabitants of that place should intervene to make the balance, stopping the investigator with contradictions, to specify the facts, complicate, and inflate life in their landscape. Indeed, process at work in territories must be at once identified and oriented, at least preferred, in order that we remain responsible and co-responsible inhabitants.

SOCIETIES AND LANDSCAPES

“Build, it’s collaborating with earth: it’s put a human mark into a landscape that will be modifying forever.”
Marguerite Yourcenard, extract of Mémoires d’Adrien.

The 20th century die-landscape

During the 20th century, territorial planning policies strongly denied the landscape perspective to the advantage of economical rationalization and development. In fact, technical evolutions of agricultural, forestry, industrial and mining productions as well as practices as regarding regional planning, urbanism, transports, networks, tourism, leisure and more generally global economical changes, contributed to the deterioration and vulgarization of landscapes. Yet, the landscape is recognized today as an essential element of the individual and social well-being and quality of life, it contributes to the development of human being as well to the identity consolidation.

The landscape in the context of environmental awareness

At the European scale, the European Landscape Council of Florence establishes the general juridical principles leading the national policies on landscape and institute an international cooperation for these matters. However, the interest for landscape stays quite unequal and if attends are made in order to preserve exceptional natural or patrimonial landscapes there are a great deal of frictions for common living environments as urban and rural for example. The variety of values attributed to landscape is a source of conflict between all the spatial actors. If natural exceptional landscapes have to be preserved as earth patrimony, a proof of the slow adaptation and equilibrium between geosphere and biosphere over immemorial times, giving a unique aesthetical identity and biodiversity to a space, rural and urban landscapes should represent original adaptations between Nature and Culture over spaces. Do we have to consider the landscape as an inheritance and a common weal, or should we accept its evolution with human development and economical growth? Indeed, landscape is widely representing political and economical principles managing our society. The success of environmental control may only come from a dialogue between all the actors of our society, under a political arbitration, the user welfare being the ultimate goal (Pitte, 1992). This questions as well the interconnectivity existing between all the policies (agricultural, urban, environmental, economic…).
Recently, the PRELUDE project (2007) of the European Environment Agency assessed environmental implications of land use and land cover changes in Europe in a participatory scenario exercise. The scenario generation reflects different future pathways of European land use and portray the stakeholder view that a crisis is necessary for triggering a change in current policies and behaviour. Five scenarios are represented by a set of 20 driving forces, and show how politic wills as well as individual and collective networks will conduct either to landscape and social emulation or at the contrary to dilapidation with social and spatial segregation. If the authorities have the responsibility to define the general framework that allows insuring the landscape and environmental quality, every citizen has to contribute in preserving this quality.

FROM AESTHETIC TO ETHIC

“The true voyage of discovery does not consist in seeking new landscapes, but to have new eyes”.
Marcel Proust

The aesthetical look

Lauer in 2005 recalls us that the only way that nature will speak to us, that we will recognize the inherent value of the earth, is if the things are able to show themselves to us. Moreover, the only way for this to occur is if the phenomenological experience, like the æsthetic experience, is sited in the particularity of places. Without an awakening aesthetical feeling, reality does not become landscape. For instance, the French painter Cézanne could write to his friend Gasquet, that farmers from the area of Aix (south France) had never seen the Sainte Victoire Mount. We must translate that they did not see a landscape, since they did not aesthetize the mountain. Therefore, the landscape concept reminds us that to live in a space is an art, art to tame spaces in their diversity and their complexity.

The landscape concept questions the nature and the composition of the daily perceptive environment. We are maintaining a perpetual cognitive relationship with the surrounding. Most of this relationship is unconscious and we are attracted or repulsed according to unconscious instincts, desires, and emotions. Beyond exceptional and beautiful landscapes, which show magnificent composition homogeneity, sign of the balance that occurred over one place, most of spatial conflict and disturbances are taking place into common living environments. The aesthetical look of landscape in these places have to eclipse, to hide certain part of the surrounding as if we try to listen at one particular piece of music in the midst of a load resounding environment. The brain will recompose the message but most of the pleasure will be lost and even stresses and tiredness might come from this constant attention maintaining a coherent relationship between our sensations over one place.

The mind borrows its perceptions from material where it derives its feeding; it returns them to him in a form of motions where it printed its freedom. So, each one of us, in the presence of landscapes, is firstly living in a territory, with its own preferences, its tastes and colours « which are not discussed », reviving a very early human experiment, which is to like and to dislike, and thus to feel an emotion which is about of aesthetical nature (Ferrier 1990). Then sometimes we try to clarify a bit the filters that allowed us to pronounce. These cultural filters, as soon as they are acknowledged or only sensed, make us, in the name of freedom, try to understand them; because, freedom is definitely the workmanship of our mechanisms.
For Serres in 1968, the man is a node of communication network with possibilities of filters; but spaces are multiple and only the transcendence of the subject allows their unions. Thus, concerning the landscape, interpellated by all our cultural history, its crucial stages and relation with technology, we are obliged « to dismantle » the mechanisms which surround our immediate relation with the world, the one of our face-to-face with places, and signs that we see there, inseparable from the affects that move us. Here we are, obliged “to reflect”, in the deep-seated sense “to return”, to return “reflections”, those of our opinions and feelings, as soon as we decide to express them, to exchange them, to build an intersubjectivity who is the paramount meeting with the other.

From aesthetical landscapes to environmental ethic

To be conscious of this landscape evaluation inter-subjectivity, There are a great deal of ethical consequences. How not understand that our preferences involve a questioning about other’s preferences. Daily acts within the most familiar space, while touching all the categories that form the universe screen, can have repercussions in the macrocosm. In any human being remains a demiurge, potentially creative (or destructive) of the general harmony.

Therefore, widely accepted aesthetical landscapes hold signs about this organized world, this dynamic equilibrium of spaces compared with entropy of chaotic systems. A beautiful landscape is ecologically correct until contrary proofs. Indeed, the landscape concept is competed and completed with still wider: Environment, haziness concept submits to an ethic of responsibility that to not denied aesthetic but make it a subaltern indicator.

Still landscapes represent the widespread way to appreciate places and invite us to enter into a society of culture, to be a social subject, responsible for himself, for others, for living places and for natural and cultural stakes inscribed into territories. Definitely, there are no men without places nor territories, and there is no true territory without sufficient sociality.

LANDSCAPE AND THE LOCAL IDENTITY

“Where ever I go, I’m a piece from the landscape of my country”
Fatos Arapi, Extract from Adieu.

When Nature and Culture recompose the local identity

In our modern societies, reflections about landscapes cannot be split from the growth of intimacy and decline of sociality. Intimacy progress, sociality regrets, thus call fields of necessary innovations, because there cannot be precisely solidarity into a society without sufficient sociality. This is a vast cultural and political stake, which calls territorial and landscape innovations (Ferrier, 1990) in order to find dialogue areas, the new agorae.

Paradoxically, this intimacy growth carries also an identity lost. Territories on earth are almost all cartography and every piece of land belongs to a national authority. This contraction of the world coming with the spatiotemporal closing up bringing from transports and communications makes somehow the world uniform. The lost of biodiversity and the lost of aesthetical landscapes arise from the same development model that goes in every part of earth, carrying the same pack of objects, abilities and cultural models in the name of economical growth. However, the sustainable development calls a global reflection for locally adapted actions in order to take into account the unique combination of environmental, social and economical influences over one space. Consequently, a landscape ought to represent a unique arrangement of possible sensations from a place giving to him a particular identity. As the biodiversity is recognized as a wealth and an indicator for ecological integrity, diversity of landscapes that may call an aesthetical feeling should represent an indicator for a good adaptation of culture over nature.

Pascal asked: why not take Culture as a second nature and Nature as a first culture. The concept of landscape put away the old dichotomy between Nature and Culture and questioning identity of spaces it question as well the individual identity. There is a hierarchy operating from macrocosm to microcosm. According to the focus, different individuality will emerge but in most of cases, individuality from the higher scale would have a greater influence upon individuality from the lower scale. Thus, culture exists only because nature exists and human individuality exists only because there are higher level. If our individuality comes from a particular combination between innate and experience, these one are already a result from an adaptation between nature and culture. Therefore, individuality happens in the midst of a territory and a society, irremediably linked together.

Sociality, education and citizenship

All the concerns regarding to landscapes aim to recall men in their territory and their society in order to delight landscapes again. An educational awakening seems to be the triggering starting point because a distanced look operates only with the sacrifice of innocence. A lot of work must be done such as to activate a participative involvement of the public at least at the local stage within participative democracy and participative budgets. It is a necessity to have a strong civil society being able to initiate a democratic ascending movement toward the descending democratic motion from governments. Facing the rate of changes, the inertia of social behaviours evolution and the emergency in preserving landscapes and environment, we should hope that the development would bring a part of its own implements in order to remedy to itself.

Therefore, contrary to what was thought before, cyberspaces and virtual reality are not the end of territory but Internet is maybe suitable for reinforce social and local networks links. Suitable for compensate the globalization of the culture, recasting over again a local identity.

CONCLUSION

The landscape is a character present into every context of our life, sum of all the phenomena and momentum that may enter upon resound with us over one space and (in most of cases) a part of the moment of “epiphany” : which means the instant when all things are suspended and when something essential appears. Recognizing a landscape into a space, it is being a part of its identity. Such as the painter trying to reconcile in a canvas the order of the world, today the landscape concept ambition to recall us, past and present cultural orders upon natural elements.

Nature and societies diversity is still representing a miracle, the one of god or the one of physics. Into a wise society, human beings will have subdued their ferocious instincts and will have learned to respect the Earth system, the only example of such environmental diversity that we know according to any cosmogony. Power goes with responsibility and humans just start to be aware of their place as gardener, responsible for the pleasure that we take and that we will take from the social wellbeing and the ecological integrity.

REFERENCES 

BERTRAND G. AND BERTRAND C. (2002), Une géographie traversière : à travers territoires et temporalités, ARGUMENTS Edition, 331 p.
EUROPEAN LANDSCAPE CONVENTION (2000), Council of Europe: Florence, ETS No. 176.
FERRIER J.-P. (1990), Paysage, esthétique, éthique. « Paysages en devenir » conferences, Center G. Pompidou, Paris.
JACOBS M. H. (2006), The production of mindscapes: a comprehensive theory of landscape experience. Dissertation Wageningen University, 280 p.
LAUER, D. (2005), Phenomenology of nature. Conference « Nature of Space, Art and Environment ». University of Iceland.
PARTOUNE C. (2004), La dynamique du concept de paysage. In Revue Éducation Formation, n° 275.
PITTE J.-R. (1992). Paysages (Environnement). In Encyclopaedia Universalis, édition 1992.
PRELUDE PROJECT (2007), European Environment Agency http://www.eea.europa.eu/prelude
SAUVE L. (1994), Pour une éducation relative à l’environnement – Éléments de  » design  » pédagogique. Montréal, Ed. Guérin, coll. Le défi éducatif, 361 p.
SERRES M. (1968), Le Messager. Bulletin de la Société Française de Philosophie.
TRESS B. AND TRESS G. (2001), Capitalising on multiplicity: a transdisciplinary systems approach to landscape research. Landscape and Urban Planning, Vol. 57, Issues 3-4, Pages 143-157.
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Quelle place pour le social dans les politiques actuelles de développement durable ?

divers mar 23, 2011 No Comments

Note : Ce texte est intéressant, mais son origine n’est pas référencée, peut-être vient-il du Journal Le Monde ?

CONTENU :

Quelle place pour le social dans les politiques actuelles de développement durable ?
Préserver les capitaux humain, social, économique et naturel pour les générations
Des scénarios qui font intervenir les capitaux humain et environnemental
Pour un changement de politique et des trajectoires concrètes vers l’équité sociale
Renforcer le rôle des Nations Unies en matière de normes sociales et écologiques
Prendre en compte les objectifs sociaux de long terme dans toutes les politiques
Garantir l’accès des pauvres aux biens communs
Renforcer la connaissance sur la relation entre changement climatique et emploi
Fusionner la stratégie de développement durable de l’UE et la stratégie de Lisbonne en une seule stratégie porteuse d’une approche cohérente de l’équité sociale
Promouvoir la justice sociale internationale par la réduction de notre empreinte écologique
Renforcer le capital socio-institutionnel pour conforter la résilience

Au cours de ce siècle, la transition de la société vers une société « post carbone », c’est-à-dire à faible impact carboné, sera l’un des enjeux majeurs des décideurs politiques. Mais l’expression « post carbone » peut paraître plutôt technique à de nombreuses personnes et, du coup, elle risque de conforter une vision du développement durable réduite à la seule composante environnementale.
Dans une vraie approche de développement durable, l’objectif à long terme d’une économie à faible impact carboné devrait être lié au défi d’une société équitable et innovante, capable d’améliorer la qualité de vie de chacun. Mais, malheureusement, c’est la faiblesse de la dimension sociale, qui caractérise les politiques de développement durable menées jusqu’à ce jour. Or, une politique de développement durable suppose que la justice sociale, aujourd’hui et demain, soit non seulement une part intégrante mais aussi un objectif central du programme de développement durable. [1]

 

Quelle place pour le social dans les politiques actuelles de développement durable ?

Lors de la CNUED de 1992 à Rio, toutes les nations ont approuvé la Déclaration de Rio qui contient d’importants principes en matière sociale, tels que ceux de « l’équité au sein des et entre les générations » (principe 3) et de la « responsabilité mondiale » : les Etats ont des responsabilités communes mais diversifiées (principe 7).

L’Agenda 21 traduisait ces principes en un programme d’actions avec une importante section sur les dimensions sociale et économique du développement durable. Le Plan détaillé de Johannesbourg (2002) est même allé plus loin dans la concrétisation de ces principes, tout comme Les objectifs en matière de développement du Millénaire de 2000 et d’autres conférences et documents des Nations Unies. Avec la protection et la gestion des ressources naturelles, et la transformation des processus de consommation et de production non durables, l’éradication de la pauvreté est posée comme l’un des trois objectifs majeurs du développement durable.
Vingt ans après la publication du rapport Brundtland et quinze après la Conférence de Rio, il y a un consensus général sur le fait qu’il reste beaucoup à faire, notamment, concernant les questions sociales du développement durable. L’équité intergénérationnelle demeure un énorme défi. Bien sûr, les conditions de vie se sont améliorées, dans quelques pays comme ceux du BRIC, ou dans quelques domaines comme celui de la mortalité infantile, mais personne ne contestera que la satisfaction des besoins de base demeure toujours un grand problème pour de nombreuses populations dans le monde, et en premier lieu, en Afrique.

La crise liée à l’augmentation des prix des denrées alimentaires nous a confrontés au problème de la faim dans le monde. Selon le rapport des Nations Unies, L’évolution de l’environnement mondial (UN GEO, 2007,10-14), la dégradation de l’environnement constitue un sérieux obstacle à la lutte contre la pauvreté, et à l’accès aux garanties minimales de sécurité et de santé, à commencer par l’accès à de l’air et de l’eau propres pour plus de 2 des 6,8 milliards de la population mondiale actuelle. Plus de la moitié des emplois de l’Afrique rurale repose sur l’utilisation de ressources naturelles en voie de disparition.

Dans les pays riches, le développement socio-économique a permis la création d’un Etat-providence qui a considérablement amélioré les conditions de vie des citoyens. Mais la pauvreté et l’exclusion sociale demeurent des problèmes importants.

Dans l’Union européenne, il y a toujours trente millions de personnes sans emploi. Selon le Rapport conjoint 2007/2008 sur l’emploi, le pourcentage d’adultes et d’enfants qui vivent dans des foyers où personne ne travaille, représente environ 10%, un niveau inchangé depuis 2002. L’espérance de vie moyenne augmente fortement, mais cette moyenne cache de grandes disparités. En Belgique, l’espérance de vie des gens les plus pauvres est de cinq ans plus courte que celle des riches.

A croire que l’équité sociale n’est plus une priorité pour certains décideurs politiques. La question de la redistribution sociale liée au développement socio-économique tend à être éclipsée par le défi de la mondialisation qui place la compétitivité à la première place des programmes politiques. Or, bien que la mondialisation soit favorable à l’activité économique et à l’emploi, tout le monde n’appartient pas au groupe des gagnants et le processus génère beaucoup d’inquiétude chez les travailleurs qui craignent la délocalisation de leur entreprise ou de leur emploi.

De plus, dans de nombreux pays, la précarité des revenus tend à saper la cohésion sociale. Ce qui est désigné sous le terme de « déficit de réalisation » (implementation gap), ne concerne pas seulement les accords de Rio, mais aussi de nombreux engagements de la communauté internationale et, tout particulièrement, des pays riches, à réaliser des objectifs de justice sociale. On peut citer, entre autres, les engagements en matière d’aide publique au développement à hauteur de 0.7% du PIB, les Objectifs du Millénaire pour le développement (New-York 2000), sans oublier les engagements pris lors des sommets des Nations Unies de Copenhague sur le développement social en 1995, de Pékin sur les femmes en 1995 et de Monterrey sur le financement du développement en 2002.

Or, sur ce dernier point, les aspirations légitimes des pays pauvres se heurtent à la non réalisation des promesses des pays riches sur, entre autres, le développement de la coopération, le commerce équitable, la politique migratoire, les transferts de technologie, l’aide à l’adaptation au changement climatique et à l’atténuation de ses effets, et le mécanisme de développement propre (MDP).

Doit on en conclure que la pauvreté ne serait pas une priorité des environnementalistes, et l’environnement, pas une priorité des pauvres ?

C’est un fait que protection environnementale et équité sociale ont des histoires séparées.

Il n’est pas étonnant que beaucoup de pays pauvres et de populations pauvres considèrent toujours le développement durable comme une politique des pays riches pour protéger leur environnement et leur mode de vie, comme ce fut le cas lors de la conférence de Rio sur l’environnement et le développement en 1992. Dans les pays industrialisés, les décideurs politiques encouragent essentiellement la consommation et la production durables dans le but de réduire la pression environnementale, et ils invoquent rarement le droit de chacun à un accès égal aux ressources naturelles ou à leur partage. Dans de trop nombreux pays, les débats relatifs au développement durable ne se centrent pas sur les problèmes de la pauvreté nationale ou mondiale.

Le proverbe dit : « Il n’y a pas de joie sans souffrances », mais concrètement, ce sont principalement les pauvres qui sont confrontés aux inégalités environnementales telles que la pollution de l’air, les inondations et le bruit, tandis que les riches jouissent d’un cadre de vie préservé.

Selon le quatrième rapport d’évaluation du GIEC de 2007 et le rapport des Nations Unies sur le développement humain 2007/2008, Combattre le changement climatique, les pays pauvres, qui sont les moins responsables des gaz à effet de serre, sont aussi les plus vulnérables aux conséquences du changement climatique et ils sont les premières victimes de ses effets sur la biodiversité, l’érosion des terres, la sécurité alimentaire, la santé publique et la pauvreté. Les populations pauvres, que ce soit dans les pays pauvres ou dans les pays riches, sont confrontées à de nouvelles inégalités pour ce qui est de l’accès aux ressources communes. Elles peuvent difficilement faire face à l’augmentation des prix de l’énergie, de la nourriture et du logement, et les logements de mauvaise qualité, l’emploi précaire et la « malbouffe » sont leur lot. La bataille quotidienne pour la survie ne débouche pas sur une consommation respectueuse de l’environnement. Est-ce que cela veut dire qu’une politique pour l’environnement fait d’office fi de la justice sociale ? Pas nécessairement.

Dans les années quatre-vingt, la notion de « justice écologique », expression qui trouve son origine dans le mouvement en faveur des droits civiques pour les Noirs aux USA, a consacré l’idée selon laquelle il fallait mieux répartir les coûts et les avantages environnementaux. L’important réside dans des questions comme : « Qui décide si une société fera le choix d’une transition vers le développement durable ? » ou « Qui sera bénéficiaire, de combien et pourquoi ? ». Une analyse des liens qui unissent pouvoir, droit à l’information et participation et implication de tous, en particulier des minorités ou des populations à bas revenus, pourrait constituer une contribution utile au développement durable. Les « écologistes politiques » font une analyse semblable et prennent également en compte les intérêts des générations futures, en critiquant les modes de consommation actuels du Nord.

La polémique autour des agro-carburants, dont la production pour la satisfaction de besoins énergétiques conduit à un détournement de la production agricole, et la décision de l’Union européenne de revenir sur l’objectif des 10% (paquet énergie-climat), prouvent qu’aujourd’hui, les décideurs politiques sont plus sensibles à la dimension sociale du développement durable. Ceci est aussi vrai pour la plupart des ONG. Bien sûr, lors des conférences internationales sur le développement durable et sur l’environnement, il se trouve quelques Etats-membres, aussi, pour souligner l’importance de cette dimension sociale.

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 Préserver les capitaux humain, social, économique et naturel pour les générations

Les forces motrices de la société que représentent la démographie, la consommation et la production, sollicitent des capitaux considérés comme les fondamentaux du développement :
• le capital humain (le niveau de vie, la santé et les connaissances de la population) ;
• le capital environnemental (les ressources naturelles et la diversité biologique) ;
• le capital économique (le capital physique et technologique, et le patrimoine financier) ;
• le capital institutionnel qui se définit comme étant constitué par la totalité des structures organisationnelles, légales et sociales d’un pays. Ce capital institutionnel détermine le cadre de l’engagement du citoyen dans le règlement des conflits et les processus concertés de décision. Le capital institutionnel est souvent intégré dans le concept plus large de capital « social ». Ce capital social couvre les réseaux, les valeurs partagées et les conventions qui facilitent la vie au sein et entre les groupes.
Le lien entre générations : l’importance de ces différents capitaux [2]

Des synergies sont à l’oeuvre au sein même de ces trois capitaux fondamentaux (ex : un plus grand bien-être a un effet positif sur la santé) et entre ces capitaux (ex : la pauvreté peut déboucher sur une utilisation non durable de plusieurs composantes du capital écologique).

Les interactions entre ces différents capitaux sont les principaux mécanismes créant du lien entre les générations. Chaque génération hérite de tous ces capitaux en plus ou moins bon ou mauvais état. Chacun de ces capitaux contient des stocks qui croissent du fait des investissements, mais qui peuvent aussi perdre de la valeur au fil du temps. Une attitude responsable envers les générations futures consiste à développer les capitaux humain, naturel et économique pour satisfaire les besoins actuels et croissants de l’humanité, tout en évitant un futur criblé de dettes. Il est donc important de veiller à ce que cet héritage commun s’accroisse.
Et pourtant, lorsqu’ils réfléchissent sur le futur et la justice intergénérationnelle, les « cercles » du développement durable se concentrent principalement sur les défis écologiques, et sous-estiment le poids important du capital humain.

Les politiques gouvernementales peuvent, elles, agir sur les forces motrices des capitaux, ou directement sur les capitaux eux-mêmes, afin de préserver à la fois leur qualité et leur volume.

Leurs principaux leviers sont les capitaux social et institutionnel.

De notre point de vue, il est tout à fait important de renforcer le capital socio-institutionnel pour accroître la résilience de la société et faire que cette dernière empoigne le défi d’un futur incertain.

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Des scénarios qui font intervenir les capitaux humain et environnemental

Au niveau mondial, le rapport de 2005 d’évaluation des écosystèmes pour le Millénaire s’est centré sur les nombreux services rendus par les écosystèmes aux hommes. Le chapitre 11 (p.409-429) sur « Le bien-être humain dans les scénarios » contient aussi des scénarios qui explorent les divers liens qui existent entre les systèmes écologique et humain. On considère que le bien-être humain a cinq composantes principales : les biens de base nécessaires à une vie décente, la santé, de bonnes relations sociales, la sécurité et la liberté de choix et d’action. Les scénarios esquissent à grands traits comment la rareté critique des capitaux humain, social, naturel, physique et financier, ou de leurs flux, pourrait interagir et créer un désordre majeur au niveau local, régional ou même mondial.

Alors que quelques heureux événements imprévisibles sont possibles, les auteurs pensent que leur fréquence et leur importance ne font vraisemblablement pas le poids face aux événements imprévisibles sociaux et écologiques contraires. Parmi les événements imprévisibles contraires, on peut citer : le changement climatique, le développement de maladies graves, la désertification et l’effondrement des ressources halieutiques, la disparition ou l’affaiblissement des institutions de bienfaisance, l’effondrement mondial du marché des stocks, un choc énergétique majeur, et beaucoup de conflits violents. Le rapport considère qu’une combinaison de ces événements imprévisibles contraires est probable. Les événements d’un type donné ont souvent un impact sur d’autres. Dans certains cas importants, un événement social imprévisible, contraire et majeur, peut vraisemblablement se déclencher suite à la dégradation des écosystèmes. Au-delà de certains seuils, les effets de retour peuvent générer des spirales descendantes, établissant un nouvel état des conditions sociales incompatible avec le bien-être. Il y a également un risque de violents conflits sociaux majeurs et de développement du fondamentalisme et du nationalisme, et d’un échec de la gouvernance.

Le Conseil consultatif allemand sur le changement mondial a publié en 2007 un rapport sur le « Le changement climatique, un des risques pour la sécurité », qui fait le point sur l’état de la science à ce sujet. Le rapport accorde beaucoup d’attention à la relation entre le capital environnemental et le capital socio-institutionnel, et il conclut : « Sans une réaction convaincue et déterminée, le changement climatique dépassera les capacités d’adaptation de nombreuses sociétés dans les décades à venir. Ceci pourrait déboucher sur l’instabilité et la violence, compromettant la sécurité au plan national et international à un niveau jamais vu. Pourtant, le changement climatique pourrait rassembler la communauté internationale, à condition qu’elle voie dans le changement climatique une menace pour l’humanité et qu’elle se mette aussitôt en situation de l’écarter, en adoptant une politique dynamique et coordonnée. Si elle échoue en cela, le changement climatique inscrira toujours plus profondément au sein des relations internationales la division et les luttes, déclenchant de nombreux conflits à l’intérieur des pays, ou entre eux, sur la distribution des ressources, en particulier de l’eau et de la terre, sur la gestion des migrations ou sur les paiements compensatoires entre les pays principalement responsables du changement climatique et ceux qui sont les plus touchés par ses effets destructeurs » (p. 1).
Les scénarios de la Belgique : Pyramide et Mosaïque

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Le dernier rapport fédéral belge de 2007 sur le développement durable, – « Accélérer la transition vers un développement durable » -, propose deux scénarios de développement durable faisant intervenir les interactions entre les différents capitaux. Les auteurs s’inscrivent dans les objectifs pour 2050 qui ont été adoptés par les Nations Unies en matière d’éradication de la pauvreté,de protection et de gestion des ressources naturelles et de consommation et de production durables. Les scénarios « Pyramide » et « Mosaïque », pour un changement de mode de vie, proposent des transformations de nos modes de production et de consommation.
Ils abordent en particulier les systèmes énergétique et alimentaire de la Belgique.

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(Concernant le système énergétique, il peut être précisé que dans son deuxième avis sur le post 2012, le Conseil Belge pour le Développement Durable a adopté les objectifs ultimes suivants pour un système énergétique à long terme (2050) :
• offrir une réponse efficace au défi du changement climatique en accord avec l’article 2 de la Convention climat ;
• permettre l’accès aux services de base de l’énergie afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et à la création des richesses et à l’emploi,
• utiliser des ressources (presque) renouvelables  ;
• contrôler la demande  ;
• être caractérisé par une efficience énergétique optimale  ;
• avoir un impact minimum sur la santé humaine et les écosystèmes  ;
• avoir un haut niveau de sécurité  ;
• être d’un coût raisonnable.

Nous voudrions conclure sur ceci : quand il s’agit de conserver le potentiel de notre planète sur le long terme, on ne devrait pas seulement se montrer attentif aux limites écologiques et au danger que représentent les événements écologiques imprévisibles ou les points de rupture. L’histoire nous apprend qu’il existe aussi des événements sociaux imprévisibles. On les a appelés les révolutions sociales. L’agitation sociale que l’on observe aujourd’hui dans différents pays, en lien avec la hausse des prix des denrées alimentaires, est un avertissement concret pour que nous n’oubliions pas la protection et le développement du capital humain dans nos discussions pour préparer le long terme.

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 Pour un changement de politique et des trajectoires concrètes vers l’équité sociale

Pour ne laisser personne au bord du chemin et faire du futur durable le salut de tous, nous devons mettre en avant dans la programmation politique l’équité sociale. Le développement à venir du modèle social européen devrait être un objectif central.
Des pistes qui sont autant de leviers à la disposition des décideurs politiques pour tendre vers cet objectif, sont développées ci-dessous. Nous ne visons pas l’exhaustivité, en ce sens que nous n’abordons pas les problèmes d’environnement et de santé, ni la souhaitable mutation de la taxation du travail vers une taxation de l’environnement et des ressources naturelles.

Ces pistes sont au nombre de sept :
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Prendre en compte les objectifs sociaux de long terme dans toutes les politiques

Dans de nombreux plans ou stratégies à long terme, l’objectif environnemental de 2°C maximum d’augmentation de la température retient une attention majeure (cf. le « paquet énergie-climat » approuvé l’année dernière par l’UE). Nous oublions parfois que la Communauté internationale et les membres de l’Union sont aussi engagés dans la poursuite de plusieurs objectifs sociaux de long terme qui sont importants. Le dernier rapport belge publié sur le développement durable en 2007 contient une liste de 21 objectifs de développement durable, dont 10 sont en relation avec le capital humain. Soit, par exemple : le niveau de vie, la santé, l’instruction à travers les objectifs respectifs d’éradication de la pauvreté, d’une espérance de vie moyenne portée à 76 ans (65 ans en 2002) et d’un diplôme du secondaire pour tous.

Intégrer ces objectifs concernant le capital humain dans les stratégies et les scénarios à long terme de développement durable, devrait relever pour chacun de l’évidence.

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Garantir l’accès des pauvres aux biens communs

Les familles pauvres, ou qui risquent de le devenir, requièrent une attention particulière. Ces familles sont frappées plus durement par la hausse des prix liée à la raréfaction de certaines ressources naturelles, l’internalisation des coûts externes et des taxes vertes. Elles ont tout juste les moyens de payer les coûts supplémentaires de l’énergie, de l’eau, de la nourriture et d’autres biens de base. Le principe environnemental de base « pollueur-payeur » entre parfois en collision avec le principe social selon lequel « les épaules les plus solides doivent supporter les fardeaux les plus lourds », autre reformulation du principe de Rio sur les responsabilités communes mais différenciées.

Des dispositifs devraient être établis pour garantir l’accès de tous aux biens communs. En conséquence, certains groupes prônent l’utilisation de tarifs progressifs pour ces biens, au lieu de les faire payer au prix fort. De telles mesures conforteraient la cohésion sociale, un des objectifs de la stratégie de Lisbonne. La volonté d’une redistribution juste a disparu au cours de ces dernières décennies des programmes politiques. Mais il devient clair que les écarts croissants en termes de revenus hypothèquent progressivement la légitimité de la société moderne et la position des élites économiques.

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Renforcer la connaissance sur la relation entre changement climatique et emploi

Le rapport du GIEC de 2007 faisait ressortir que l’on sait malheureusement peu de choses de l’impact du changement climatique sur le mode de vie et l’emploi.

Selon les experts, les impacts sociaux du changement climatique dépendent plus, au moins à court et à moyen terme, du mode de développement des économies et des sociétés, que directement des modifications des systèmes naturels. La plupart de ces impacts peuvent être amortis ou entièrement évités si les politiques et les mesures d’adaptation au changement climatique intègrent l’emploi et les revenus. Selon le Document d’information sur la création d’emplois verts publié en 2008 par le PNUE en partenariat avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT), réduire l’empreinte écologique pourrait créer beaucoup d’emplois verts et fournir un métier convenable à de nombreuses personnes dans les secteurs de l’énergie et de l’industrie. Ces emplois peuvent contribuer à sortir les gens de la pauvreté. Ces organisations travaillent ensemble sur un programme ambitieux en vue de la réalisation de cet objectif. La Confédération syndicale internationale (CSI) a réclamé plusieurs fois que l’on prenne la peine de développer des programmes de transition « justes » en faveur des travailleurs victimes des changements.

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Fusionner la stratégie de développement durable de l’UE et la stratégie de Lisbonne en une seule stratégie porteuse d’une approche cohérente de l’équité sociale

La nouvelle stratégie de développement durable de l’Union européenne identifie la promotion d’une société démocratique, porteuse de lien social et de cohésion, de bonne santé, de sécurité et de justice, qui respecte les droits fondamentaux et la diversité culturelle, qui offre une chance à tous et qui combat la discrimination sous toutes ses formes, comme l’un des quatre objectifs-clés du développement durable. (p.4)

La future stratégie entend utiliser les synergies existantes qui relient la SDD de l’EU et celle de Lisbonne pour la croissance et l’emploi. Les deux stratégies doivent gagner en cohérence du point de vue du développement durable, et à long terme, leur fusion pourrait aider à la gouvernance du développement durable au sein de l’UE et au renforcement des objectifs sociaux (et environnementaux) de la SDD de l’UE. Comme les pays scandinaves l’ont prouvé, une protection sociale développée est un facteur de compétitivité.

La fusion des stratégies européennes de développement durable et de Lisbonne ne relève pas de la fiction ; dans le domaine de l’énergie, par exemple, le plan d’action 20/20/20 combine des objectifs tels que la réduction de l’empreinte, avec les gains de compétitivité et la création d’emplois.

Si l’on poursuit dans cette direction, il faudra fusionner les indicateurs des deux stratégies, ce qui conduira à un jeu d’indicateurs plus équilibré que celui actuellement utilisé pour les sommets de printemps de l’Union européenne. Eurostat a fait un important travail dans ce domaine ces dernières années, en élaborant des indicateurs de développement durable pour l’Union européenne.

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Promouvoir la justice sociale internationale par la réduction de notre empreinte écologique

L’« empreinte écologique » joue un rôle important comme indicateur dans la prise de conscience des citoyens quant à l’inégale répartition des biens écologiques entre les citoyens de notre planète, et entre les générations futures et actuelles.

Le « Global Footprint Network » [3] a développé le concept du « one living planet » pour l’ensemble de la planète d’ici à 2050. Le défi pour les pays pauvres est de maintenir une empreinte écologique basse et d’augmenter l’indicateur de développement humain (IDH). Pour les pays riches (et je dirais aussi pour les riches de tous les pays), le défi est de maintenir un IDH élevé tout en réduisant l’empreinte écologique, en transformant les modes de consommation ou de production non durables. Par exemple, en ce qui concerne les ressources naturelles, tout le monde a droit à un niveau de vie équivalent, mais en même temps, nos modes de production et de consommation ne peuvent être étendus à de nouvelles régions du monde, ni aux générations futures, du moins dans l’état actuel de la technologie. De façon générale, il faudrait faire preuve de plus de vigilance afin de s’assurer que les politiques intérieure et extérieure nationales et de l’Union, soient en cohérence avec le développement durable au plan mondial et avec les engagements de la communauté internationale en la matière.

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Renforcer le rôle des Nations Unies en matière de normes sociales et écologiques

La mondialisation sans règles risque de générer le désordre ou la jungle. Le marché doit être ajusté pour tenir compte du social et de l’écologique. Cela suppose une gouvernance mondiale appuyée sur le rôle central des Nations Unies pour encourager et contrôler le respect des normes sociales et écologiques. Sans les Nations Unies, la partie serait rude pour les pays et les sociétés. Le pilier social du développement durable pourrait être renforcé en épaulant l’OIT en tant que contre-pouvoir des institutions économiques et financières traditionnelles et en tant qu’agent fondateur d’un véritable code international du travail. L’Europe devrait être un moteur pour le multilatéralisme et la nouvelle architecture des Nations Unies.

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Renforcer le capital socio-institutionnel pour conforter la résilience

Pour conforter la résilience dans la perspective d’imprévisibles événements sociaux (ou écologiques), le renforcement du capital socio-institutionnel des sociétés est très important.

Cela peut concourir à la création d’un esprit de coopération entre les peuples et les pays, et à l’édification de capacités et de connaissances utiles à la gestion d’une transition réussie vers le développement durable. La promotion de structures participatives pourrait contrebalancer la migration de la prise de décision politique ou économique vers de lointains centres sur lesquels les citoyens ont le sentiment de perdre peu à peu le contrôle.

L’accomplissement de la transition vers des modes de consommation et de production durables pourrait contribuer à la promotion des vertus sociales.

Et enfin, cela faciliterait de façon générale la transformation sociétale vers une société durable.

On ne peut pas attendre des citoyens qu’ils aient tous la capacité personnelle et la sagesse physique, intellectuelle et affective pour cela. L’histoire sociale nous enseigne que des communautés locales, des organisations sociales et des structures politiques et économiques adaptées pourraient jouer un rôle puissant en contribuant à la participation des gens au processus de transformation sociale et de transition. Ceci étant dit, elles peuvent aussi parfois contribuer à l’inhibition des initiatives prises. Une variété importante d’initiatives sera d’ailleurs nécessaire si l’on considère les différentes traditions culturelles et institutionnelles qu’il existe au sein des différents pays et régions.

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Jan de Smedt
 Bibliographie
 Rapport Notre avenir à tous (dit rapport Brundtland), Commission mondiale sur l’environnement et le développement durable des Nations Unies, 1987
 Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement durable, Conférence de Rio des Nations Unies, 1992
 Plan d’action de Johannesburg, Sommet de la terre des Nations Unies de Johannesburg, 2002
 Rapport GEO 4 L’évolution de l’environnement mondial, UNEP, 2007
 Quatrième rapport d’évaluation du GIEC, 2007
 Rapport conjoint sur l’emploi, Commission européenne, 2008
 Rapport sur le développement humain Combattre le changement climatique, PNUD, 2007
 Rapport fédéral belge sur le développement durable (2000-2004) Comprendre et gouverner le développement, Bureau fédéral du plan, 2005
 Rapport fédéral belge Accélérer la transition vers un développement durable, Bureau fédéral du plan, 2008
 Rapport d’évaluation des écosystèmes pour le Millénaire, Nations Unies, 2005 Rapport Le changement climatique, un des risques pour la sécurité du Conseil consultatif allemand du changement climatique, 2007

Notes
[1] Et cela aiderait les gens, y compris les pauvres, de se voir comme partie intégrante de la solution, plutôt que comme une part du problème, ce qui élargirait la base sociale de la politique du développement durable.
[2] Les réflexions de ce chapitre ont pour source le troisième rapport fédéral belge sur le Développement durable (2000-2004), Comprendre et gouverner le Développement durable. S’appuyant sur les travaux menés à partir de l’utilisation du modèle dénommé « Transgovern-model » (La politique au service du changement des conditions de vie) (modèle qualitatif mixant des données sur la société, l’environnement, l’économie et la politique), ce rapport développe une approche intéressante qui prend en compte les intérêts des générations futures.
[3] Centre de recherche sur l’empreinte écologique dirigé par Mathis Wackernagel.

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La Terra Preta

Agriculture, Eco-management, Environement, Gestion des ressources naturelles, Sol, divers mar 08, 2011 No Comments

La terre la plus fertile de la planète …

Francisco de Orellana, compagnon de Pizarro, n’a pas trouvé l’eldorado et pourtant en 1541, la terre noire (la terra preta, en brésilien) d’une incroyable fertilité que les Indiens fabriquaient eux-mêmes en mélangeant du charbon de bois au sol pauvre de la forêt tropicale pourrais bien-être l’or du 21° siècle. Grâce à cette trouvaille agronomique, qui pourrait remonter à vingt-cinq siècles, les archéologues sont dorénavant persuadés que l’Amazonie abrita jusqu’à l’arrivée des Espagnols un véritable empire, aussi digne que ceux des Mayas ou des Incas.

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Ecologie : Développement durable énergies renouvelables- annuaire
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