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Archives pour "La Recherche"

Projet d’accompagnement, à l’initiative socio-créatrice, et à la mise en synergie de dynamiques de développement durable. Source : AB/RCE : « Qualité de vie et de domiciliation des personnes en besoin d’assistance », d’abord orientée gérontologiquement et socio-psychiatriquement.

Activités et sociétés, Aide au développement, Association, Collectivités locales, Construction et bâtiments, Cultures, Démocratie participative, Evénements, Gestion des ressources naturelles, Handicaps, Médecines douces, Ontologies, Outils de DP, Santé, Solidarité, Transferts intergénérationel et interculturel, divers, économie solidaire sept 17, 2016 No Comments

Projet d’accompagnement, à l’initiative socio-créatrice,

et à la mise en synergie de dynamiques de développement durable.

Source : AB/RCE : « Qualité de vie et de domiciliation des personnes  en besoin d’assistance » d’abord orientée gérontologiquement et socio-psychiatriquement.

Note introductive : L’AB, l’Association Bernica, est, depuis 2005, un support de recherche citoyen pour la Démocratisation des moyens de Développement Durable (« ou 3D »). Dans ce cadre, les RCE, ou Recherche, Communication et Expérimentation, sont les cycles d’activités dédiés à une problématique d’intérêt général, qui permettent la mutualisation des travaux des participants. Dans le cas des RCE « qualité de vie et de domiciliation des personnes  en besoin d’assistance », le choix d’action se porte actuellement sur la constitution d’une association indépendante et spécialisée, membre structurelle du réseau 3D : L’Association pour le Lien Organisationnel et Humain (ALOH).

L’Association Bernica : http://blog.association-bernica.net/

Lexique détaillé : Voir Annexe en fin de document.

L’ALOH : L’Association pour le Lien Organisationnel et Humain

Objet général : Optimisation de la qualité de domiciliation, et de vie, des personnes en besoin d’assistance. L’ALOH se spécialise d’abord dans l’assistance nécessaire en cas de handicap, dans la gérontologie et la géronto-psychatrie; ses champs de RCE s’étendront aux autres publics en difficulté.

Considérons que, en institution plus ou moins grande, les besoins de changements de paradigmes restent  les mêmes, les solutions aussi, comme disait Jiddu Krishnamurti « Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. »

Focus : – L’aide à la recherche collective des voies d’appropriation de son espace et de ses conditions de vie – et le développement de l’autonomie d’information et d’expression (par l’initiation aux techniques médiatiques, artistiques et artisanales, durables, et aux sciences de gestion et de développement de nos potentialités physiologiques et psychologiques).

Les points phares :

Les orientations majeures des recherches et développements : L’optimisation :

-         Du confort de vie et des qualités de stimulations socio-culturelles, cognitives et neuro-mécaniques.

-         Des moyens de s’informer et de « Laisser une trace » : de semer, de peindre, d’écrire, de modeler et d’échanger, de témoigner et d’aider … Les voies du lien intergénérationnel.

-         Et des voies d’autodétermination et de responsabilisation, de connaissance de soi, de lucidité et de paix de l’esprit.

Les principaux champs d’activités :

-         Confort du lieu de vie : Entretien,  rénovation, aménagements, jardinage …

-         Echanges et cultures : Coordination d’agendas évènementiels, animations, développement d’échanges intergénérationnels et culturels, et des capacités gouvernatiques (participation à la gestion du bien collectif)…

-         Transport et livraison : Développement de solutions interparticipatives pour le déplacement des personnes et l’accessibilité des biens…

Les secteurs d’activités complémentaires des RCE de l’AB et de l’ALOH : - Aménagement d’une ABL ; support de l’association spécialisée (l’ALOH), et du réseau 3D, – Montage de la SCIC HQES locale, de fédération et de développement logistique et économique.

En pratique : organisation des activités ; mutualisation des compétences et des objectifs :

Ces objectifs et leurs moyens sont parallèlement atteints en progression continue.

Un premier volet concerne l’aménagement collectif de l’espace résidentiel (optimisation de ses atouts, développement de ses fonctionnalités, de son charme, pour la qualité de vie des résidents et du personnel professionnel), en assurant:

-  le développement des lieux et du parc arboré, sur les plans pratique, esthétique, culturel et ludique :

-   l’aménagement d’un espace atelier, d’une scène-agora, et de divers modules en fonction des potentialités, des avis recueillis et des besoins en termes de santé. (Ex : plan de travail, fours (à pain et argile), barbecue, rocaille, serre, treille, bassin, parcours adaptés, sauna, accès au plan d’eau, espace de jeux (pétanque, quilles, table échiquier, etc.)

-   l’aménagement d’un jardin–pépinière et d’un parc animalier, vivifiant et pédagogique, vers l’autonomisation en Bio et en plantes aromatiques et médicinales (« PAM »), nourri et complété par le développement du Réseau 3D.

Le deuxième volet opérationnel concerne le développement d’un réseau collaboratif d’échange de compétences, couvrant les champs complémentaires de la qualité de vie : la qualité de l’assistance médicale, le confort du domicile (réparations, aménagements sur mesure, embellissements, jardinage (PAM adaptées)), les besoins en livraison et transport, l’agenda socio-culturel et récréatif, et la qualité des relations humaines.

Ce dernier point est essentiel : Les personnes en difficulté sont potentiellement la proie des comportements abusifs que le manque de démocratie réelle et d’indépendance institutionnelle globalise.

La cohérence philosophique et politique de nos options et de nos modes d’interaction est à retrouver : La division et la solitude civilisationnelle généralise le sentiment d’inutilité, d’exploitation irrationnelle de la vie, et manipule l’humiliation d’être considéré comme un poids, un non-citoyen, une vie de trop… Notre raison d’être, comme celles de nos institutions, sont alors à redéfinir fondamentalement.

Pour créer du lien social cohérent : « durable » (soit auquel on ait une chance de survivre), et « conscientogène » (qui ne nous abrutisse plus au point de prendre pour « développement » ou « travail » ce qui nous détruit mondialement, de manière pourtant officielle et radicalement inédite). Dans cette optique essentielle, les RCE du réseau 3D (Recherche, communication et expérimentation des méthodes de Démocratisation du développement durable) offrent, notamment par le développement du SFH (encyclopédie multimédia des Savoir-Faire de l’Humanité), des solutions majeures. (Voir le lexique détaillé en annexe).

Les étapes de mise en pratique :

1/ Le lancement: la “fresque originelle”, pour l’aide au structures déjà actives

Une première réalisation, avec un ou plusieurs résidents, par exemple d’une fresque, permet de générer l’intérêt des autres, et d’exposer progressivement le projet général.

Ce projet concerne autant les résidents que les professionnels, et le grand public. L’enjeu est précisément de créer du lien, humain, intergénérationnel, inter-public ou citoyen.

Une fois le contact établi en interne, la proposition, qui devient collective, est communiquée plus globalement, dans un premier temps à l’occasion d’une journée de rencontre entre les différents publics intéressés (institutionnel et particulier) et les médias.

En amont, sur trois semaines, l’organisation de rencontres, telles que les  « médocratiques », permettront de lancer les réflexions collectives et de programmer les premiers échanges, en vue de l’établissement de partenariats durablement enrichissants. Le contact se fait avec les différents partenaires privilégiés (les EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes), les maisons familiales et le « service d’aide à la personne dépendante », le réseau associatif et institutionnel, les AMAP, etc.)

Une fois la fresque originelle sur le point de s’achevée, le lien établi, et les propositions des résidents démocratiquement mutualisées, une première journée de rencontre et d’action collective est coordonnée. Elle permettra l’accueil au sein de l’établissement, et du projet résidentiel, d’intérêt local et général.

Cette journée a pour objet de synchroniser les motivations. On peut envisager différentes activités:

-         Un apéro dinatoire : où l’art, le plaisir, et le pouvoir de cuisiner (de jouer sa part d’action, de légitimité, de responsabilité sociale) sont rendus accessibles, autour de la découverte de recettes diverses, guidée par les chefs volontaires. (Une part du menu est prévue à l’avance, avec les produits les permettant, provenant en prédilection du réseau de production locale en bio. Une autre part provient des dons et envies spontanées). Le surplus éventuel pourra être distribué aux personnes dans le besoin, et ces rencontres peuvent donner l’occasion de coordinations de type Restos du Cœur améliorés, contributifs. Permettre le partage des recettes et saveurs des jardins, et promouvoir les productions du réseau de participants…

-         Une fresque collective et des activités plastiques : la fresque originelle s’achève, et un second  espace est consacré à l’expression collective. Cette surface est pour une part prédéfinie dans ses volumes, de manière à ce que le résultat final harmonise les différences de styles. En parallèle, des ateliers poterie, bricolage, ou autres (en fonction des propositions collectives d’aménagements intérieurs et extérieurs, retenues lors des échanges précédents), peuvent être proposés, et déboucher sur des réalisations pérennes, fonctionnelles et embellissantes.

-         Bœuf et initiation musicale : Les musiciens locaux, professionnels et amateurs, se rencontrent et expérimentent. Là encore, c’est l’échange, le lien, et le plaisir de la recherche qui sont à l’honneur. Des instruments sont mis à disposition, en fonction des apports, et des partenariats peuvent aboutir à l’aménagement d’un studio, d’une scène associative. (Le rôle majeur de la musique dans la myélinisation neuronale à été largement démontré, c’est également un vecteur idéal de lien social et de plaisir vital.)

-         Initiation aux techniques d’information et de communication : Les TIC, moteurs de liens citoyens et de démocraties incontournables, sont un point important ; tant vis-à-vis de l’émancipation et la responsabilisation particulière et collective, que pour la promotion,  la pérennisation et la multiplication du projet. Les enregistrements audio, notamment, seront repris, et, en fonction des autorisations des participants, des montages seront réalisés, qui permettront, entre autres, l’initiation à la production d’œuvres musicales et cinématographiques.

-         Danse et arts corporels : Divers ateliers d’initiation aux techniques de connaissance du corps et de l’esprit (telles que la relaxation, la sophrologie, le yoga, l’aïkido…), de détente récréative et d’expression corporelle, permettraient d’aménager des temps de pauses. Une attention particulière sera bien sûr portée à la sécurité et aux bons positionnements des acteurs. Un espace de pratique et d’apprentissage des bases de l’art du massage, et d’autres savoir-faire essentiels de l’autonomie de maintien de la santé,  peut être développé in situ ou alentours. A moyen terme, le théâtre est aussi une voie forte, à exploiter …

-         Jardinage et aménagement paysagé : Egalement essentiel quant à l’appropriation de son espace vital, de sa qualité de vie et de sa santé. On privilégiera évidemment les plantes aromatiques et médicinales (PAM), adaptées aux besoins des résidents. La journée pourrait permettre un échange de plantes et la plantation de premiers apports. De la même manière que pour le menu, il faudra prédéfinir ensemble certaines des acquisitions et surtout leurs localisations idéales. Comme pour l’aménagement des supports d’activités, cela implique une phase de recherche d’optimisation de l’espace disponible, complétée par la recherche d’espaces partenaires.

Fiche technique :  1 / Fresque originelle :

Matériel requis :

- 2 lots de 6 pinceaux de tailles et formes diverses (de qualité raisonnable) et 5 plus fins. (voir schéma)

- Une collection de récipients pour les mélanges de couleurs (pour partie refermables, pour les conserver)

- Des chiffons et gants de caoutchouc

- 3kg de blanc, 1Kg de noir, et 500g pour les pots de rouge, de jaune et de bleu primaire (en mat, le moins nocif possible quant aux émanations)

- Le détergent approprié, du scotch de protection et un seau pour le nettoyage des pinceaux.

- Une table pour poser les pots et pinceaux et faire les mélanges, une protection au sol.

- une échelle ou un escabeau

- Niveau, fil à plomb, cordeau, et règle alu (2m).

Acteurs :

-         L’initiateur de la réalisation

-         Un accompagnant artiste peintre

-         Autant de participants que de volontaires

Agenda :

Une fois le thème, les volumes, tonalités et les bases techniques définies ensemble, les grandes lignes sont jetées, et la peinture murale peut évoluer en continu :

L’intervention du peintre accompagnant est relative aux possibilités de l’initiateur, son rôle est surtout de communiquer le plaisir de créer ; de favoriser l’autonomie des participants.

Le temps de travail journalier peut être relativement court au vu de l’effort requis par l’initiateur.

Dans une certaine mesure, plus la durée de réalisation est longue, plus le plaisir de peindre, la qualité du rendu, et l’objet du projet (le développement de l’activité artistique) sont atteints. Idéalement, un mur sera ainsi choisi relativement au peu d’encombrement que sa décoration implique.

Aussi, si la présence quotidienne de l’accompagnant n’est pas nécessaire au bon déroulement du projet et à l’avancée de l’œuvre, il devra cependant particulièrement veiller à favoriser les vecteurs de motivation, à bien communiquer sur les techniques et expérimentations nécessaires, à accompagner, et à finaliser, en harmonisant l’ensemble (notamment aux endroits d’accès périlleux), sans dénaturer l’accomplissement réalisé par l’initiateur ou les participants.

Dans le détail :

Une fois réalisée la rencontre entre l’initiateur et l’artiste (ou l’artisan, le spécialiste…), et le projet d’aménagement suffisamment défini et validé par la direction (en situation de résidence), le planning est le suivant :

-         Une journée de lancement de la fresque, laissée au choix de l’initiateur (le mur est alors prêt à l’emploi et les matériaux sont réunis);  les grandes lignes, qui permettent de définir les volumes et les zones de travail, sont jetées, et peuvent évoluer ensuite … dès lors les fonds peuvent être peints, qui s’enrichiront de nuances progressivement.

-         Trois demi-journées de travail permettront d’avoir posé et proportionné la plupart des détails.

-         Les jours suivants seront dévolus aux effets de matières et de styles dans la touche, aux corrections du détail des formes, aux ombres et lumières. Cette période est plus minutieuse et contemplative, elle nécessite moins d’encombrement, et peut s’étirer indéfiniment (Léonardo peint la Joconde durant des années, qui demeura, à sa mort, la plus achevée des inachevées. « La plupart des peintres pourraient peindre comme moi, mais ils ne persévèrent pas assez », conclut-il.). L’enjeu est d’atteindre à l’autonomie de l’initiateur, d’avoir transmis le plaisir de la recherche créative, en particulier et en général. L’artiste intervient davantage comme assistant suggestif ponctuel, et se consacre, avec le coordinateur, à la programmation de la première journée d’accueil active et à l’harmonisation des propositions résidentielles, qui se tiendra deux à trois semaines plus tard, avec la finalisation de la fresque originelle.

-         Journée de finalisation de la fresque originelle et d’amorçage de la fresque globale, de lancement des activités du Réseau 3D. (Détails à définir collectivement)

2/ La fresque globale” : (projet d’intervention en résidences gérontologiques et psychiatriques)

La réalisation de cette fresque serait un exemple d’action de pérennisation, par l’optimisation d’un budget initialement prévu pour la simple rénovation d’une résidence spécialisée (comme de repeindre en gris les bâtiments). Nous nous proposons de transformer ici les désagréments en plaisir, en solutions. Cette somme (en l’occurrence d’un fonds public) sera ici employée à permettre, en plus de l’entretien des murs, le lien social, la créativité, l’embellissement collectif, la stimulation psychologique et physiologique là où ces processus sont le plus nécessaires, tout en initiant, de manière transversale, un réseau d’acteurs pour la démocratisation, en continu, des savoir-faire durables.

Recherche, Communication, Expérimentation :

L’élaboration de la fresque originelle pourrait être la première étape d’un projet plus ambitieux et diversifié. Comme dans cette phase initiale de lancement, mais à plus grande échelle, on ferait en sorte que les participants cherchent, puis proposent et échangent (leurs travaux étant conservés sous différents supports).

Un temps serait réservé au consensus final, pour lequel l’intervenant principal fera plusieurs propositions, qui devront favoriser :

- Une harmonisation générale des apports

- L’attribution des espaces de réalisation

- La précision de la planification, et la coordination des activités.

Le plan pourra évoluer par la suite, relativement aux contributions, pour leur mise en valeur, comme celles des dynamiques créatives.

Planning prévisionnel du lancement local de la dynamique 3D :

Le temps de recherche, de responsabilisation vis-à-vis des potentialités offertes, de participation à la gestion de son environnement, de prise en main de sa qualité de vie, n’est pas seul à définir la qualité de réponse individuelle et collective. La présentation, la qualité de mise à disposition de cette opportunité, la valorisation de sa fertilité, et, disons, sa mise en synergie, sont également d’importance majeure.

1 – Phase de préparation (Sur une semaine) où le projet global, la dynamique RCE, est progressivement dévoilé:

- Rencontres avec les professionnels, et divulgation résidentielle de l’avènement  de la « première journée » : Introduction spontanée, au gré des discussions avec les résidents intéressés, de la philosophie, des outils et enjeux…

- Distribution des documents de présentation et de questionnaires P6 (voir lexique). Constitution d’une analyse P6 par les intervenants, en vue d’un diagnostic propre pour l’aménagement d’une stratégie cohérente, proposée lors de la « première journée ».

-    Coordination de la « 1er journée », de présentation du projet global de L’ALOH et de L’AB, et de lancement des premières activités validées (ici, de la fresque originelle).

2 – Journée d’amorçage de la fresque originelle:

- Meeting avec les résidents et les professionnels présents : Présentation du projet et de sa méthodologie, de l’AB, des RCE, et des intervenants principaux.

- Lancement de la phase de Recherche collective, du cycle RCE (d’amélioration continue des conditions de vie)

- Lancement de la fresque originelle.

3 – Période de trois semaines de réalisation de la fresque originelle: (voir détail)

En parallèle :

- Programmation d’une sortie collective chez un premier partenaire potentiel du Réseau 3D.

- Réalisation de plans de l’espace résidentiel, et des environs, support des propositions, des mémoires.

4 - Journée de présentation officielle : Aux environs de la fin du mois (depuis la « première journée »), la journée de médiatisation, de communication plus globale des recherches locales, prend place.

-         Interview de type P6, des résidents et des professionnels

-         Voir le détail

5 - Deux mois de réalisation collective : pour le lancement et la pérennisation des processus. La rénovation des façades, prétexte des actions générales, et base de création collective, se fait, comme la fresque originelle, en plusieurs phases reliées entre elles, qui peuvent se réaliser parallèlement, en invitation permanente à la créativité :

-         La pose des protections, tâche relativement laborieuse qui peut se faire en continu, par pan de bâtiment, sous la guidance d’un professionnel, et qui donne aussi lieu à un atelier de préparation des pochoirs pour plus tard.

-         Le traçage des volumes généraux, en particulier par l’artiste peintre coordinateur, permet la réalisation de premiers fonds, les premiers espaces de pratique collective, la pose des protections de délimitation des volumes et des pochoirs.

-         La réalisation des fonds (le gros du travail physique), où trois ouvriers spécialisés accompagnés des apprentis et bénévoles permettront la préparation des coloris, part et supports des œuvres collectives. (Prévoir des échafaudages en suffisance pour les différentes phases d’activités).

-         Le traçage des volumes « définitifs » se fait en continu, à la suite directe des fonds, pour les enrichir avant séchage, et économiser l’effort de déplacement des échafaudages.

-         La phase de création collective, où chacun peut à sa guise se consacrer à un espace particulier, ou papillonner, essayer différentes techniques. Les plus valides se rendent utiles en favorisant le confort de travail des personnes en difficulté.

-         La finalisation : Les différentes phases peuvent s’achever sur les 3 dernières semaines. L’enjeu est, en plus de la pérennisation des autres activités complémentaires du projet, d’aboutir à la date prévue pour la journée de célébration, bilan du premier cycle RCE, à une œuvre harmonisée. Qui offre, pour la suite, de multiples opportunités de création continue, tout en améliorant la fonctionnalité, le confort et la richesse des lieux, comme la qualité du lien humain.

6 - Journée de célébration des accomplissements, passés et à venir : qui, sur la base de la première journée, se construira plus collectivement, bouclant un cycle RCE.

ANNEXE : Lexique : http://blog.association-bernica.net/lexique-3d/

Les outils protocolaires, médiatiques et structurels :

Le Réseau 3D : de Démocratisation du Développement Durable

Le protocole RCE : méthodologie  de démocratisation continue, des Recherches, Communications, et Expérimentations, des processus de Démocratisation des moyens de Développement Durable

La logique P6 : méthodologique d’analyse, et d’expertise démocratique de la définition de l’intérêt général et de ses méthodologies, par la hiérarchisation et la rationalisation démocratique des Problématiques, Potentialités et Paradoxes, des Priorités, des Protocoles et des Programmes : (référencement consultatif et rationalisation collective multimédia des enjeux et des projets).

Le SFH : Encyclopédie informatique et multimédia des Savoir-Faire de l’Humanité.

La gouvernatique : Ces projets sont des outils gouvernatiques : de concrétisation du principe démocratique.

Les outils administratifs et logistiques :

L’AB : L’enjeu de l’AB (laboratoire abstractif) est d’offrir un support de travail, administratif et logistique, au réseau fédératif « 3D », de démocratisation du développement durable — permettant l’expérimentation concrète de ses statuts et de ses méthodologies ; la mise en synergie des énergies, notamment par la création d’autres supports administratifs et logistiques :

Les ABL : Outils de fédération des énergies locales, des analyses P6 (notamment géomatisées dans une ontologie spécifique à la culture du territoire local), analyse de la qualité de l’eau, de l’air et des sols, initiation à la gouvernatique, aux TIC et aux RCE collectives.

L’ABI : Outil de fédération internationale des efforts pour un état des lieux des problématiques et potentialités humaines face aux problématiques mondiales ; la hiérarchisation démocratique des enjeux ; RCE, analyses et propositions P6 produites et recueillies par le Réseau 3D et les ABL.

Le Label HQSE : label échelonné et évolutif à Haute Qualité Sociale et Environnementale.

Les SCIC HQSE : Société Coopératives d’Intérêt Collectif à Haute Qualité Sociale et Environnementale.

ACCLIMAT : RIO+20, et après ?

Changement climatique, Développement Durable, Gestion des ressources naturelles, analyse de l'environnement juil 30, 2012 No Comments

Bonjour,

Veuillez trouver ci-dessous le numéro 21 du « BUZZ » du projet Acclimate de la COI. Merci de bien vouloir le transmettre auprès de vos réseaux respectifs.

Nous restons à votre disposition pour tout éclaircissement et vous remercions par avance pour vos commentaires et suggestions d’articles.

Bonne lecture

L’équipe du projet Acclimate
COMMISSION DE L’OCEAN INDIEN / INDIAN OCEAN COMMISSION
Q4, Avenue Sir Guy Forget, BP 7, Quatre Bornes -  Île Maurice (GMT+4)
Tél. : +230 427 6172 ou +230 427 6199 ou +230 427 3366
Fax : +230 424 9388
E-mail : acclimate@coi-ioc.org

Retrouvez-nous sur notre site web http://www.acclimate-oi.net

P Before printing, think about the environment

Le « BUZZ » Acclimate (COI) N°21

Les dernières actus de la lutte contre changement climatique dans le sud-ouest de l’océan Indien… et au-delà

Tous les titres sont « cliquables » (ctrl +clic).

? acclimate | actualités | agenda | ECLAIRAGE | GUIDE ET MANUELS | A LIRE | web & multimédia | chiffres clés ?

Lisez plus d’articles sur www.acclimate-oi.net, le site de la Commission de l’Océan Indien dédié à l’Adaptation au Changement Climatique

ÉDITO

Intrinsèquement liée à la problématique de l’adaptation au changement climatique, la sécurité alimentaire est l’un des principaux défis de l’Indianocéanie – les îles de la Commission de l’Océan Indien. A ce titre, elle compte parmi les secteurs prioritaires de la stratégie régionale d’adaptation au changement climatique que les représentants des pays de la région ont validée, début juillet, lors d’un atelier organisé par Acclimate. Ce 21e numéro du « Buzz Acclimate » apporte ainsi divers éclairages sur les liens étroits qui existent entre agriculture, adaptation au changement climatique, services climatiques et développement socio-économique. Enfin, un mois après le sommet de Rio+20, nous vous proposons ici une sélection d’articles et de réactions, regroupés dans un dossier spécial que nous continuerons d’alimenter durant les prochaines semaines.

ACCLIMATE

î  4-5 juillet 2012, Maurice | Les îles de la COI valident leur stratégie régionale d’adaptation au changement climatique

Toutes les actions du projet

ACTUALITES

î  Dossier Rio+20 (éclairages et réactions de sources diverses sur les attentes, les enjeux et les résultats du sommet)

- Rio+20 et après ? (édito de l’IDDRI)

- Rio+20 | « Maintenant que la conférence est terminée, le vrai travail commence » (Communiqué de presse de l’ONU)

-       COI | Réunion des ministres en charge de l’environnement lors du sommet Rio+20

- 23-24 juin 2012 | Les « Global Dialogues » connectent Maurice à Rio+20

- Le plaidoyer de la COI relayé en partie par les Seychelles, et distribué en plénière

-       Sommet de Rio+20 : introuvable économie verte (article à lire sur www.actu-environnement.com)

- « L’avenir que nous voulons » (le texte de l’accord issu du sommet Rio+20)

-       Le PNUE présente son PIB vert (article à lire sur www.actu-environnement.com)

-       Rio + 20 : vers une nouvelle gouvernance mondiale du développement durable ? (article à lire sur www.actu-environnement.com)

- Rio+20 : L’« approche paysagère » (article à lire sur le site de l’IRIN)

î  Interview : Patricia Coutandy | « Sainte-Suzanne (La Réunion), ville pionnière de l’Agenda 21 »

î  L’OMM lancera bientôt un système mondial de services climatologiques

î  Protection sociale et résilience aux changements climatiques : des facteurs essentiels de la sécurité alimentaire (FAO)

î  Maurice | Changement climatique – Combattre au féminin
î  Et si les poissons s’adaptaient au changement climatique ?
î  Le phénomène El Niño attendu au 3e trimestre 2012
î  Le Master 2 TRN boucle sa première année
î  Réunion, 2 juillet 2012 | 2e Comité Technique du Schéma Régional Climat Air Energie
î  Transition extratropicale de l’ouragan Hélène
î  Une étude américaine revoit à la hausse les prévisions sur l’élévation du niveau de la mer
î  Les Maldives veulent devenir « la plus grande réserve marine du monde »
î  GERRI 2030 : une innovation environnementale à La Réunion
î  Adaptation | Les banques préparent une méthode commune de suivi des financements
î  L’AIEA va ouvrir un centre pour lutter contre l’acidification des océans
Toutes les actualités

AGENDA

î  25-26 juillet – Maurice | 2e atelier d’évaluation des besoins technologiques (TNA)

î  30 août – 5 sept. | Réunion supplémentaire des Groupes de travail spéciaux de la CCNUCC

î  3-7 septembre 2012, Hanoi | 2e conférence mondiale sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et le changement climatique

î  2e quinzaine de septembre (dates à confirmer) | Colloque international sur l’adaptation dans les pays membres de la COI (La Réunion / France).
î  2e quinzaine de septembre (dates à confirmer)  | Atelier régional de prévision saisonnière.
î  26 nov. – 7 déc. | COP18 à Doha, Qatar



ÉCLAIRAGES

î  Adaptation, sécurité alimentaire et coopération régionale : quelle approche pour la riziculture à Maurice ?

î  Faites découvrir la problématique de la protection de l’environnement aux jeunes
î  Changement climatique : vers une meilleure prise en compte des maladies émergentes
î  Maurice, un territoire à… ménager !
î  Une nouvelle lettre électronique sur le financement du changement climatique
î  Un trust fund indonésien pour financer des investissements « climat » novateurs

Autres éclairages

GUIDE ET MANUELS

î Le MDP en quelques graphes

î FAO-Adapt : le programme-cadre « Adaptation au changement climatique » de la FAO

A LIRE

î « De la météo au climat » : Prévoir les cyclones

Autres ouvrages à lire


WEB & MULTIMEDIA

î  Le site du MID (« Maurice : Île durable ») a été relooké

Toutes les ressources

CHIFFRES CLES

î  La Réunion | Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 13% sur la période 2004-2008

Autres chiffres clés

Le Buzz Acclimate est un instantané du site acclimate-oi.net. Ce site, développé et animé dans le cadre du projet Acclimate, propose un reflet de ce qui fait l’actualité sur Internet dans le domaine de la lutte contre le changement climatique, au niveau du projet Acclimate, des pays membres de la COI, du sud-ouest de l’océan Indien et du reste du monde. Acclimate est un projet piloté par la Commission de l’Océan Indien (COI) et financé par le Fond français pour l’Environnement Mondial (FFEM), le Ministère français des Affaires étrangères et Européennes (MAEE), l’Agence française de développement (AFD) et la Région Réunion.

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Pétition pour la défense de la santé naturelle en Europe

Agriculture, Démocratie participative, Gestion des ressources naturelles, Gouvernance & Droit, Industrie, Médecines douces, Nature et biodiversité, Pollutions, Ressources naturelles, Risques, Santé, Savoir-faire DD, Solidarité, Transferts intergénérationel et interculturel, divers juil 10, 2012 No Comments
Message de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

Chers amis,

Notre pétition pour l’accès aux produits de santé naturelle en Europe continue à circuler à grande échelle, et nous récoltons chaque jour des centaines ou des milliers de signatures supplémentaires.

Mais je vous demande aujourd’hui de faire un dernier effort pour accroître encore son succès, avant que nous lancions le mouvement en d’autres langues, pour toucher les pays européens qui ne sont pas encore mobilisés (je pense en particulier à l’Espagne et à l’Italie).

Vous avez en effet été nombreux à nous demander de diffuser la pétition dans plusieurs langues ce qui nous a incité à élargir notre réseau aux européens non francophones. D’ici une semaine, nous devrions diffuser des textes en anglais, en espagnol et en Italien.

Merci donc, si ce n’est pas encore fait, de signer la pétition ci-jointe, et de faire circuler notre appel à pétition, en transférant à vos amis la vidéo suivante : http://institut-protection-sante-naturelle.eu/video/Petition1204/Petition_signature.html.

Vous pouvez aussi leur donner directement l’url de la vidéo. La voici : http://institut-protection-sante-naturelle.eu/video/Petition1204/Petition1205.html

Un grand merci,

Augustin de Livois
Président

Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

Où irez-vous si Fukushima explose ?

Déchets, Désertification, erosion des sols, Energies, Industrie, Pollutions, Santé, Solidarité, analyse de l'environnement juin 20, 2012 No Comments

de Sante et Nutrition santenutrition@sante-nature-innovation.fr

Où irez-vous si Fukushima explose ?

Tandis que le club des journalistes parisiens nous bombarde de gros titres sur le dernier tweet de Valérie Trierweiler (passionnant !), les mésaventures de Ségolène (navrant !), le départ de Laurence Ferrari (émouvant !) ou encore les déclarations des (ir)responsables européens sur la crise des dettes publiques, la situation à Fukushima tourne à la catastrophe sans que cela ne mérite une ligne dans nos journaux ni même quelques secondes d’antenne.

Et pourtant, si l’objectif des journalistes officiels est de « vendre du papier » ou « faire de l’audience », puisque beaucoup d’entre eux ne s’en cachent même plus, parler de ce qui se passe réellement à Fukushima leur permettrait d’exciter les foules, à juste titre pour une fois.

Mais pour l’instant, c’est le silence… de mort.

Une question de survie de l’espèce humaine
Lorsque la centrale nucléaire de Fukushima fut ravagée par le tremblement de terre puis le tsunami en mars 2011, les autorités japonaises et les agences spécialisées dans le nucléaire ont eu une seule priorité : minimiser de façon obscène l’impact sanitaire de la catastrophe, pour empêcher tout mouvement de panique.

L’explosion d’une centrale nucléaire libère pourtant dans l’atmosphère une grande quantité de radionucléides radioactifs. Il en va de même des retombées radioactives après l’explosion d’une bombe atomique ou d’une « bombe sale ». L’un des composés radioactifs les plus communs est alors l’iode 131 (131I). Et c’est ce qui s’est passé à Fukushima (plus à ce sujet ci-dessous).

Par chance, il existe un moyen rapide, très efficace, très bon marché, et sans effets indésirables graves, d’immuniser votre organisme contre l’iode 131, ce qui n’est pas le cas des autres composés radioactifs (césium par exemple).

Il vous suffit de prendre, dans les deux heures qui suivent l’accident nucléaire, un comprimé d’iode, ou de vous badigeonner 2 mL de teinture d’iode sur la peau (1 mL pour les enfants). Si vous n’avez pas d’iode dans votre armoire à pharmacie, vous pouvez utiliser de la bétadine, en doublant la dose. L’application est à renouveler trois jours plus tard. De cette façon, vous saturez votre corps d’iode non radioactif et vous diminuez de 97 % votre absorption d’iode radioactif, et ce sans effets indésirables graves.

En effet, votre glande thyroïde est programmée pour emmagasiner et concentrer rapidement l’iode qui passe à sa portée. Si c’est de l’iode radioactif, votre thyroïde l’absorbera et vous serez exposé à des rayonnements internes, qui augmenteront votre risque de cancer de la thyroïde et de nodules bénins. Les enfants et les bébés sont encore plus vulnérables que les adultes.

Mais si votre thyroïde est déjà saturée d’iode non radioactif, alors votre corps n’en absorbera plus. Et vous pouvez obtenir ce résultat en vous badigeonnant de la teinture d’iode sur votre peau.

Cela ne coûte quasiment rien. Mais encore faut-il en avoir dans son armoire à pharmacie.

Attention, il existe des dangers à utiliser de la teinture d’iode, qui n’est pas un produit anodin. Il convient, avant de l’utiliser, de demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien. Il ne faut pas l’associer à des antiseptiques à base de mercure. Les femmes enceintes et les bébés de moins d’un moins ne doivent pas l’utiliser sans avis médical. De même, toute personne qui présente une certaine sensibilité à l’iode, qui est atteinte d’une maladie thyroïdienne et qui souffre de troubles cardiaques ne devrait pas s’appliquer de teinture d’iode.

Il est vital d’agir rapidement
La rapidité d’administration de l’iode après une exposition à de l’iode radioactif est un facteur décisif d’efficacité. L’effet protecteur est de 97 % lorsque la teinture est administrée au moment de l’exposition, mais passe à 85 % une heure après, et à 50 % entre 3 et 4 heures après l’exposition. Après 6 heures, vous êtes « out ».

Pour ces raisons, il semble raisonnable de vous préoccuper aujourd’hui de mettre dans votre armoire à pharmacie une bouteille de teinture d’iode. Il ne vous en coûtera que quelques euros.

La bombe à retardement n’est pas du tout désamorcée
Contrairement à ce qu’ont reconnu les autorités au moment de l’accident, des dizaines de milliers de personnes au Japon et dans le Pacifique ont été affectées par les émissions de césium 137 radioactif suite au tsunami de mars 2011. Des déchets de la centrale de Fukushima ont été retrouvés jusque sur les côtes de la Californie. Alors qu’on craignait que l’accident fût pire que celui de Tchernobyl dans les jours qui suivirent, personne n’imaginait à quel point ce serait pire en effet.

Si les estimations actuelles sont exactes, Fukushima a déjà relâché autant de radiations dans l’atmosphère que Tchernobyl. La différence est que la société TEPCO et le gouvernement japonais n’ont pas voulu construire de sarcophage en béton autour de la centrale, comme ce fut fait par les soviétiques, à un coût humain il est vrai gigantesque.

Aujourd’hui, on se retrouve donc avec des installations nucléaires à nu, et le risque d’un désastre encore dix fois plus grand si un nouveau tremblement de terre devait se produire. Ce scénario est malheureusement probable dans cette région à forte activité sismique.

Nous sommes donc aujourd’hui à la merci de la nature. Le gouvernement japonais le sait, et prépare actuellement des plans pour l’évacuation totale de l’agglomération de Tokyo, un exode aux conséquences humanitaires apocalyptiques qui concernerait 40 millions de personnes ! En fait, d’immenses territoires aujourd’hui densément peuplés dans l’hémisphère nord deviendraient inhabitables, pour des siècles voire des millénaires.

Nier les faits ne sert à rien
Il n’existe aucun moyen de nier cette réalité. Prétendre que la menace n’existe pas ne peut ni écarter le danger, ni vous protéger vous et votre famille. Le seul effet sera de vous laisser démuni le jour où le désastre se produira.

Il faut que vous ayez en tête les faits suivants :

La centrale de Fukushima-Dai-Ichi contenait six réacteurs nucléaires. Le tsunami du 11 mars 2011 provoqua l’inondation des générateurs produisant l’électricité du système de refroidissement, ce qui entraîna, dans les jours qui suivirent, la fusion de trois réacteurs sur les six (« full melt down »).

Chacun d’entre eux va alors connaître des explosions d’hydrogène, qui détruiront leur toit et leur partie supérieure.

À partir de ce stade, des rejets massifs vont se produire dans l’atmosphère et l’environnement. Le gouvernement japonais prend alors une décision dramatique : demander que de l’eau de mer soit utilisée pour refroidir les réacteurs, ce qui acheva de les détruire complètement, et à relâcher des millions de litres d’eau contaminée dans le Pacifique.

La catastrophe fut donc classée au niveau 7 (le plus élevé) de l’échelle internationale des événements nucléaires.

Le cauchemar des piscines
Mais la pire menace actuellement concerne les « piscines ».

Il faut savoir que, dans une centrale nucléaire de type Fukushima, les barres de combustible usé sont stockées dans des piscines remplies d’eau. Ce combustible émet des rayonnements qui sont extrêmement dangereux pour l’homme et dégage une énorme chaleur. Dans les conditions normales, l’eau permet de bloquer les rayons, et de refroidir les barres de combustible usé. Des machines permettent en outre d’examiner les barres, de les déplacer, etc.

Le problème est que, suite à l’accident, le système de refroidissement a cessé de fonctionner, ce qui a d’abord produit l’évaporation de l’eau puis un incendie dans la piscine du réacteur n°4, produisant de nouvelles émissions de vapeurs radioactives. Les installations pour déplacer les barres ont été détruites. Aujourd’hui, plus aucun être humain ne peut s’approcher de ces piscines.
Une catastrophe imminente ?

Aujourd’hui, mardi 19 juin 2012, la radioactivité a tellement monté dans la piscine n°2 qu’il n’est plus possible de la mesurer. (Oui, vous avez bien lu : la radioactivité est trop forte pour être mesurée). L’eau étant en train de s’évaporer, la chaleur et les radiations pourraient augmenter fortement et déclencher de nouveaux incendies.

La piscine n°4 est à 30 mètres au-dessus du sol et elle est exposée à l’air libre. La structure qui l’entourait et qui la soutenait est fortement endommagée. Si un nouveau tremblement de terre se produisait et qu’elle s’effondrait ou se mettait à fuir, un incendie radiologique catastrophique se produirait qui pourrait provoquer des émissions de Césium dix fois supérieures à Tchernobyl.

Il est de plus impossible de retirer ces barres radioactives car le système prévu a lui aussi été détruit lors du tsunami. Les retirer avec une grue provoquerait des émissions de radiations destructrices, des incendies et potentiellement aussi des explosions, qui ne peuvent être évités qu’en les maintenant en permanence dans l’eau, dans des structures renforcées (ce qui n’a encore jamais été pratiqué nulle part, ajoutant une forte dose d’imprévisibilité à l’opération).

Certains scientifiques pensent même que l’effondrement des piscines serait si grave que l’ensemble du Japon devrait être évacué. Cela représenterait 125 millions de réfugiés, ce qui causerait un désastre humanitaire sans précédent.

Une des plus grandes accumulations de radioactivité de la planète
Avant que vous ne balayiez de la main ces informations en les attribuant à quelque réseau antinucléaire extrémiste, voici ce qu’a déclaré Robert Alvarez, haut conseiller à l’environnement et à la sécurité nationale au ministère de l’énergie des Etats-Unis (Senior Policy Adviser to the Secretary for National Security and the Environment for the US Department of Energy) :

« Le total des stocks de combustible nucléaire usé sur le site de Fukushima Daichi contient près de la moitié du montant total du Césium 137 libéré par tous les essais d’armes nucléaires dans l’atmosphère, Tchernobyl, et les usines de retraitement du monde entier (environ 270 000 000 curies ou 9,9 E +18 becquerels).
Il est important que le public comprenne que les réacteurs qui fonctionnent depuis des décennies, comme celui du site de Fukushima-Dai-Ichi, ont produit un des plus grandes accumulations de radioactivité de la planète. »

Les agences nucléaires du monde entier sont en alerte face à l’éventualité d’une nouvelle dégradation des réacteurs de Fukushima et des piscines de combustible usé, et des retombées radioactives qui s’ensuivraient. Une série d’explosions se produiraient qui entraîneraient des radiations dans l’ensemble de l’hémisphère nord, qu’il serait impossible de limiter.

Ne comptez pas sur les autorités pour vous « prendre en charge »
La morale de cette histoire est que, quoi que l’avenir nous réserve, ne comptez pas sur les autorités pour vous protéger, et encore moins pour vous « prendre en charge ».

Si, dans un domaine aussi crucial que la sûreté nucléaire, elles sont capables de laisser une telle catastrophe se produire (difficile de prétendre qu’au Japon, personne ne connaissait le risque de tremblements de terre et de tsunami…), et si elles sont capables de si mal gérer les conséquences, dites-vous bien qu’elles agissent de la même façon, et pire encore, dans d’autres domaines, y compris celui si crucial de la santé publique.

La réalité est que les experts des gouvernements ne sont tout simplement pas préoccupés, en premier lieu, par le bien public, et encore moins par votre cas particulier ou par le mien.

Pour eux, comme pour beaucoup de monde, la priorité est avant tout d’assurer leur propre avancement, leur propre prestige. Et s’il faut pour cela contribuer, de façon active ou passive, à mettre en place un système dangereux et inhumain, beaucoup, malheureusement, n’hésiteront pas. L’histoire l’a prouvé, et combien de fois.

Je vous tiendrai informé
Je continue à recevoir, au jour le jour, des informations exclusives de Fukushima. Vous serez donc parmi les premiers à être informé dès que ce produira un événement important, et sans que les informations ne passent par le filtre des agences officielles. Cela vous permettra, si vous le souhaitez, d’être parmi les premiers à réagir.

C’est ce qui fait, en général, toute la différence.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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Changement climatique : levier ou leurre ?

Changement climatique, Développement Durable, Environement, Gestion des ressources naturelles, Opinion, Société, Solidarité, Transferts intergénérationel et interculturel, analyse de l'environnement, divers jan 28, 2012 No Comments

Source : www.contre-feux.com Auteur: Nils Ferrand

Changement climatique: levier ou leurre ?

Sans rentrer dans le débat sur l’importance des processus physiques en jeu, on doit s’interroger sur le statut politique et culturel de la question du changement climatique. Les enjeux du changement climatique et plus généralement de l’état et l’évolution de « l’environnement » ne sont-ils pas secondaires, dans une perspective humaniste, par rapport aux questions d’(in-)équité généralisée, de (dé-)régulation des échanges, de conditions de (sur-)vie ? Dès lors le changement climatique et les questions environnementales ne seraient qu’un vaste leurre, un cache-misère au sens propre, derrière lequel on masquerait les défis d’une gouvernance mondiale du partage des richesses, de la violence que les états démocratique, porteurs théoriquement d’intérêts collectifs, devraient pouvoir exercer sur les oligarchies. Le changement climatique permet de construire et promouvoir un projet de société en changement qui ne remet pas fondamentalement en question ces deséquilibres. Les majors devenues vertueuses (et toujours plus bénéficiaires) deviendraient fers de lance d’un nouvel ordre vert, d’une nouvelle croissance « durable », durablement inéquitable, fondée inéluctablement sur le puissant moteur de l’envie. A force de critiquer comme anti-progressiste, déni d’humanité ou inéquitable l’égalitarisme, on en est venu à admettre comme irrémédiable la rupture croissante entre les nantis et les nuées de dénués. L’argument sur l’inefficacité mécanique des efforts de riches sur les questions de changement climatique est certes recevable : chaque euro ou chaque once de plaisir sacrifié à l’autel du climat au « nord » est probablement beaucoup moins rentable que s’il est transféré vers la promotion d’une transition « quantique » au « sud », pour ne jamais passer par nos étapes technologiques et culturelles, avérées léthales. Cependant cette perspective même peut être dépassée : si l’on admet le principe de transférer nos investissements « climat » au sud, on pourrait aussi admettre de dépasser cette question, et de prendre de front la question du développement partagé, sur la base d’une redistribution et d’une régulation massive. Utopie, certes, mais aussi transition progressive entre un statut de leurre et un statut de levier.

Cartographie numérique en ligne nouvelle génération : impacts de la néogéographie et de l’information géographique volontaire sur la gestion urbaine participative

Démocratie participative, Développement Durable, Eco-management, Environement, Geoweb, Gestion des ressources naturelles, Gouvernance & Droit, Géomatique DD, Internet DD, La Recherche, Le territoire, Médias DD, Société, TIC, analyse de l'environnement mai 20, 2011 No Comments

Résumé : La carte, et plus globalement la géolocalisation sont devenues omniprésentes sur Internet. Cette démocratisation de la géomatique par l’intermédiaire du Géoweb se traduit par l’émergence d’une nouvelle forme de cartographie utilisant les techniques du web 2.0. Qualifiée de néogéographie, elle se caractérise par une grande interactivité et des contenus géolocalisés générés par les utilisateurs. La mobilisation de cette information géographique volontaire constitue un défi pour les professionnels de l’information géographique mais aussi pour les collectivités territoriales. La question de la participation publique par l’intermédiaire des applications cartographiques contributives est ainsi renouvelée et plus globalement de nouvelles perspectives se dessinent pour les SIG participatifs. L’objectif de cet article est de mettre en perspective le développement du Géoweb participatif avec les processus de gestion urbaine participative.

Mots-clés : Géomatique, SIG, information géographique volontaire, démocratie locale, Géoweb, wiki, cartographie en ligne, Web 2.0, gestion urbaine participative


Abstract: Maps, and more broadly location have become ubiquitous on the Internet. This democratization of GIS through the GeoWeb produce the emergence of a new mapping is using the techniques of Web 2.0. The neogeography is characterized by high interactivity and user-generated geographic content. The mobilization of this volunteered geographic information is a challenge for geospatial professionals but also for local authorities. The issue of public participation through the participatory mapping is renewed and, more generally, new opportunities are emerging for participatory GIS. The objective of this paper is to put in perspective the development of participatory GeoWeb with urban planning.

Keywords: GIS, Volunteered Geographic information, Geoweb, participatory, public participation, wiki, PPGIS, Web 2.0, urban planning

Boris Mericskay (1)
mericskay.boris.1@ulaval.ca
Stéphane Roche (2)
Stephane.Roche@scg.ulaval.ca
Département de géographie, Université Laval, Québec, Canada (1)
Département des sciences géomatiques, Université Laval, Québec, Canada (2)

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De la pluralité des ordres ? Les problèmes d’environnement et de développement durable à la lumière de la théorie de la justification

Développement Durable, Eco-management, Environement, Gestion des ressources naturelles, Gouvernance & Droit, Géomatique DD, Internet DD, La Recherche, Le territoire, TIC, analyse de l'environnement mai 15, 2011 No Comments

Selon une approche courante en économie, mais aussi dans d’autres sciences sociales, les objets auxquels s’intéressent les chercheurs sont insérés par eux dans un système étroit de déterminations ou de relations qui conduisent ces chercheurs à retenir une définition univoque de l’être et du comportement des objets étudiés. Ainsi, dans le champ économique, qu’ils soient producteurs ou consommateurs, les agents sont habituellement dotés d’une fonction unique et cohérente de préférences ou d’objectifs qui expliquent de façon unifiée leur comportement sur les différents marchés sur lesquels ils opèrent. Les transactions portent sur des biens qui, au-delà d’une grande hétérogénéité empirique, ont en commun un même statut d’objets à disposition des agents et quelques propriétés minimales, comme leur finitude spatio-temporelle et leur appartenance à des classes d’équivalence qui rendent possibles leur dénombrement et leur entrée dans le royaume des quantités et des prix. Entre la caractérisation des agents, celle des biens et celle du système qui résulte de leur mise en relation, il existe une relation de codétermination telle que se forme un monde unique logiquement clos sur lui-même…

Auteur : Olivier Godard

Lavoisier | Géographie, économie, société

2004/3 – Vol. 6
pages 303 à 330

ISSN 1295-926x

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Bien-être social et intégrité écologique : une approche du développement durable à l’île de la Réunion

Développement Durable, Environement, Gestion des ressources naturelles, Géomatique DD, Le territoire, Nature et biodiversité, analyse de l'environnement avr 17, 2011 No Comments

Les territoires supportent inégalement les activités humaines. Or, depuis les révolutions industrielles, l’homme met en péril les ressources aquatiques, atmosphériques et terrestres tout en augmentant l’incertitude au sujet du bien-être social actuel et futur.

La célèbre phrase du rapport Brundtland « Satisfaire les besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs » cristallise ainsi autour du développement durable les principes d’équités intra et intergénérationnels qu’auront désormais à adopter les politiques et les citoyens.

Une ville, une région, un pays qui voudrait mener une action durable, intègre désormais une réflexion au sujet des outils de mesures, d’observations et d’analyse du milieu tout en favorisant la diffusion de l’information environnementale auprès du public. L’objectif final étant de réaliser le mythe holistique du : « penser global, agir local ».

Les diverses échelles de la politique territoriale ont à réagir, en théorie, aux variations spatiales de la durabilité ou de la précarité d’un territoire. Cette recherche aura pour objectif d’établir une approche, à la Réunion, des variations spatiales du développement durable en analysant les relations qu’il existe entre bien-être social, qualité de vie et intégrité écologique.

Mots Clefs : Ile de la Réunion, Développement durable, Indicateurs, Bien-être social, Intégrité écologique, Systèmes d’Informations Géographiques, Territoires.

Cadre de l’étude :

En juin 1992, avec l’Agenda 21 (UN, 1992), le Sommet international de Rio pose des objectifs à atteindre pour un monde durable. La France et l’Europe aménagent largement leurs stratégies en fonction des nouvelles exigences de développement (Convention d’Aarhus (1998), Conseil européen de Göteborg (2001), LOADDT (loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire), CNDD (Conseil National du développement durable), CIDD (Comité Interministériel pour le Développement durable), Livre Blanc, etc.). De plus les documents d’urbanisme et de planification (SDRIF, SRADT, PADD, SCOT, PLU, etc.) devraient désormais prendre en compte la conception et la gestion durable des urbanisations et du développement économique et social en général, pour une nouvelle organisation du territoire.

Un volet important de l’Agenda 21 encourage l’élaboration d’indicateurs du développement durable afin de solidifier les bases des prises de décision à toutes les échelles territoriales et pour conduire une autorégulation de la durabilité des écosystèmes et du développement économique et social. Les Nations Unies, en 1996, ont fait des propositions générales d’indicateurs et l’IFEN (Institut Français pour l’Environnement) livre, en 2003, une liste de 45 indicateurs pour décrire le développement durable dans le cadre français (IFEN, 2003). Ces indicateurs situent la France dans le concert mondial et établissent des modules d’observation du DD sur le territoire.

La Réunion institutionnalise également la durabilité au travers d’actions telles que l’Agenda 21 de la Région, le Parc National des Hauts, le Conservatoire Botanique et la Maison des Civilisations. L’île montre un engagement grandissant pour préserver sa culture et son environnement, en assurant son développement économique. Son statut de petit territoire insulaire et volcanique donne par ailleurs une identité particulière à son développement au regard de la sensibilité de son milieu et de son besoin d’échange avec l’extérieur.

De nombreux défis attendent les Réunionnais pour préserver leur environnement (dépolluer les sols, les eaux superficielles et les aquifères, préserver les milieux marins et les récifs coralliens, maintenir la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes -en particulier endémique-, freiner l’érosion des sols, préserver les populations des risques naturels). Le bien-être social est également au centre des préoccupations au travers de l’éducation, la culture, la santé, l’emploi, les économies solidaires, le tourisme vert, le recyclage des déchets, l’énergie et les transports alternatifs. L’élaboration d’outils performants d’observation et d’analyse du territoire fait écho à cet accroissement des besoins en informations environnementales, économiques et sociales que connaissent nos sociétés.

Dans cette optique, nous envisagerons le développement durable comme une interaction positive, dans le temps, entre bien-être social et intégrité écologique. L’étude spatiale mettra en valeur, au niveau d’unités écologiques pertinentes, les types de relations qu’entretiennent les hommes avec le territoire (Table 1). Les unités écologiques devraient être retenues parce qu’ultimement le bien-être social relève des ressources naturelles et de la viabilité des écosystèmes.

Bien qu’aucun consensus scientifique n’existe sur la manière de décrire et mesurer le bien-être social et l’intégrité écologique, des outils statistiques partiels pourront être extrait de la littérature, sollicités auprès des organismes de recherche ou des collectivités territoriales. Un Système d’Information Géographique sera créé pour explorer les relations statistiques et spatiales entre les données choisies. Leurs agrégations au sein de la base de données pourront faire l’objet de plusieurs niveaux d’analyses en fonction de l’échelle spatiale ou temporelle choisie. Nous compléterons l’analyse quantitative par une approche qualitative qui intègre les travaux de terrains et les lectures théoriques.

Source: Odum, E. O., 1983. Basic ecology. Saunders, New York.

  • Mutualisme Bénéfice pour les 2 et totale dépendance entre eux
  • Coopératif Bénéfice pour les 2 et indépendance entre eux
  • Commensalisme Bénéfice pour l’un d’eux, l’autre n’est pas affecté (pas pire)
  • Pas d’interaction/Neutre Aucun des deux n’affecte l’autre
  • Amensalisme Un des deux est inhibé par l’autre qui lui n’est pas affecté
  • Prédation/Parasitisme Un des deux bénéficie de l’expansion de l’autre
  • Compétition Les deux s’inhibent l’un l’autre directement on indirectement quand une ressource commune est limité

Table 1 : Exemple d’interactions possibles entre les hommes et les systèmes écologiques.

Méthodologie :

- L’approche épistémologique envisagera la transformation historique des relations entre l’homme et la nature. Cela nous amènera à engager une réflexion éthique sur les notions de développement et de progrès au regard des inégalités entre les territoires. De quelle manière l’île s’inscrit dans la dynamique globale ?

- La définition du développement durable demeure floue : « Un principe économique, un but politique, une pratique sociale et une ligne morale. » (Blowers, 1997, p.846). Nous discuterons des outils statistiques existants pour décrire le développement durable (Indicateurs synthétiques de bien-être, bio-indicateurs par exemple) et les spécificités environnementales, économiques et sociales à retenir dans le cadre réunionnais.

- L’agrégation des données au sein d’un Système d’Information Géographique se fera principalement au niveau des unités écologiques ; bien qu’à d’autres niveaux les résultats puissent s’avérer différents. Nous caractériserons ainsi spatialement la pression positive ou négative que l’homme peut avoir sur le milieu. La distribution spatiale de la durabilité ou de la précarité des territoires fournira les bases d’une première analyse qui devrait nous éclairer sur les relations qu’entretiennent les territoires entres eux.

Bien qu’il existe des obstacles épistémologiques (ou cognitifs) au changement d’échelle, nous intègrerons cette perspective au propos afin de montrer le caractère contextuel du développement durable. L’analyse pourra alors resserrer son champ à des bassins versants en particulier ou des écorégions; focalisant son attention sur des zones urbaines, industrielles ou agricoles et des espaces naturels sensibles.

- Le type de relations entre deux espèces vivantes est caractérisé, dans le champ de l’écologie, par des termes tels que mutualistes ou coopératifs pour décrire des relations positives et amensales ou parasitiques pour exprimer des conditions négatives (Table 1). Troyer suggère en 2002 de caractériser ainsi la durabilité ou la précarité des relations entre les sociétés humaines et les systèmes écologiques.

La méthode fournira des bases conceptuelles à l’étude du DD à la Réunion. Elle possède cependant ses limites en confrontant uniquement l’homme au reste de l’environnement, dans un temps donné.

- L’observation du développement durable intègre également une compréhension plus grande des dynamiques temporelles. Les interactions entre les hommes et l’environnement peuvent changer dans le temps car celles-ci se développent au travers de changements de conditions ou de différentes étapes d’évolutions. Le développement durable à l’échelle d’un bassin versant pourra être constaté lorsque des relations mutualistes, coopératives ou commensales entre bien-être social et intégrité écologique pourront être détectées au cour du temps (Figure 1).

Dans le futur, l’approche chronologique (linéaire) habituelle devra être complétée, indiquent Thériault et Claramunt en 1999, par un paradigme historique capable de reproduire l’ordre des faits, l’imbrication des processus qui les ont engendrés, aussi bien que leurs conséquences, afin de reconstituer les réseaux d’évènements dans la base de données des SIG qui intègreront les dimensions temporelles.

Figure 1 Coopératif, mutualiste ou commensal peuvent être des types de développement durable ou d’interactions positives entre bien-être social et intégrité écologique à un endroit en particulier et au cour du temps (d’après Troyer, 2002).

Perspectives de recherches:

Les nombres de données statistiques et de dimensions prises en comptes par les modèles futurs, limiteront forcément les analyses. Malgré cela, une approche spatiale du développement durable permettrait une réactivité plus importante des politiques territoriales. L’enjeu à terme pour la Réunion sera de mener une recherche multidisciplinaire qui sache s’adapter au contexte de l’île en partageant son expérience dans la zone Océan Indien et avec les autres petits territoires et états insulaires.

L’Agenda 21 suggère, en outre, que « les questions environnementales seront mieux maîtrisées avec la participation de tous les citoyens concernés » (UN, 1992, Principe 10). La diffusion de l’information environnementale en direction de la société civile devrait être ainsi la plus large possible. Haklay indique en 2003 que les modèles scientifiques de développement n’interagissent pas encore avec le public, alors que l’accès moyen à l’information a explosé et que dans l’absolu tout le monde est utilisateur et générateur d’information dans le développement durable. Ceci pose la question aux outils d’accès a la citoyenneté dans nos sociétés

Lauer en 2005 nous rappelle enfin que la seule manière dont la nature nous parlera, c’est lorsque nous reconnaîtrons la valeur inhérente de la terre, lorsque les choses pourront se montrer à nous d’elles-mêmes. Et la seule manière pour que ceci puisse se produire passera peut-être par l’expérience phénoménologique, comme l’expérience esthétique qui se trouve dans les particularités de chaque endroit.

Cette recherche sollicitera activement les laboratoires universitaires et les organismes scientifiques de la Réunion (CREGUR, INSEE, CIRAD, IFREMER) ainsi que les organismes publics (DIREN, DAF, la Région et le Département) et les agents de la société civile (associations, citoyens).

L’étude devrait être mise en réseau avec les organismes de recherches français et européens travaillant autour de ces questions.

Bibliographie :

Blowers, A., (1997). Environmental policy: ecological modernisation or the risk society? Urban Studies, 34(5-6), 845-871.

Haklay, M. A., (2003). Public access to environmental information: past, present and future. Computers, Environment and Urban Systems, 27 (2003) 165-180.

IFEN, (2003). 45 indicateurs du développement durable : une contribution de l’IFEN. Réaliser par Cécile Dormoy.

Lauer, D., (2005). Phenomenology of nature. Conférence : « Nature of Space, Art and Environment ». Université d’Islande, 9 juin.

Thériault, M. et Claramunt C., (1999). La représentation du temps et des processus dans les SIG : une nécessité pour la recherche interdisciplinaire, dans « Représentation de l’espace et du temps dans les SIG ». Numéro spécial de la revue de géomatique. Volume 9, 1,p 67.

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UN, (1992). Agenda 21. Rio de Janeiro : Nation Unis.v

Les maîtres de l’eau

Agriculture, Développement Durable, Eau, Environement, Gestion des ressources naturelles, Ressources naturelles, analyse de l'environnement avr 10, 2011 No Comments


Les Maîtres de l’eau Vidéo intégrale du reportage « Les maîtres de l’eau » diffusé sur Arte debut 2002. Certains passages sont remarquables. Les travaux de V. Schauberger, Plocher , Lauterwasser et du Docteur Emoto (entre autres) y sont présentés.

La naissance de la Terre

Environement, La Recherche, Le territoire, Nature et biodiversité, Pédagogie DD, Ressources, Transferts intergénérationel et interculturel avr 09, 2011 No Comments


Naissance de la Terre : petit voyage dans l’espace-temps.. en relativité et pour la préserver, notre planète…



Documentaire sur l’origine de la vie de la série Les Mystères de l’univers



Premières Traces de Vie
Cours d’Emmanuelle Javaux, professeur à l’université de Liège, dans le cadre des rencontres exobiologiques pour doctorants, au Teich, Février 2010 : Modes de Fossilisation et Premières Traces de Vie.

Réalisation : Y. Descubes, F. Marmisse, F. Fritche, Service Audiovisuel, DSG, Université Bordeaux 1.

Ecologie : Développement durable énergies renouvelables- annuaire
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