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Bien-être social et intégrité écologique : une approche du développement durable à l’île de la Réunion

Développement Durable, Environement, Gestion des ressources naturelles, Géomatique DD, Le territoire, Nature et biodiversité, analyse de l'environnement avr 17, 2011 No Comments

Les territoires supportent inégalement les activités humaines. Or, depuis les révolutions industrielles, l’homme met en péril les ressources aquatiques, atmosphériques et terrestres tout en augmentant l’incertitude au sujet du bien-être social actuel et futur.

La célèbre phrase du rapport Brundtland « Satisfaire les besoins des générations présentes, sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs » cristallise ainsi autour du développement durable les principes d’équités intra et intergénérationnels qu’auront désormais à adopter les politiques et les citoyens.

Une ville, une région, un pays qui voudrait mener une action durable, intègre désormais une réflexion au sujet des outils de mesures, d’observations et d’analyse du milieu tout en favorisant la diffusion de l’information environnementale auprès du public. L’objectif final étant de réaliser le mythe holistique du : « penser global, agir local ».

Les diverses échelles de la politique territoriale ont à réagir, en théorie, aux variations spatiales de la durabilité ou de la précarité d’un territoire. Cette recherche aura pour objectif d’établir une approche, à la Réunion, des variations spatiales du développement durable en analysant les relations qu’il existe entre bien-être social, qualité de vie et intégrité écologique.

Mots Clefs : Ile de la Réunion, Développement durable, Indicateurs, Bien-être social, Intégrité écologique, Systèmes d’Informations Géographiques, Territoires.

Cadre de l’étude :

En juin 1992, avec l’Agenda 21 (UN, 1992), le Sommet international de Rio pose des objectifs à atteindre pour un monde durable. La France et l’Europe aménagent largement leurs stratégies en fonction des nouvelles exigences de développement (Convention d’Aarhus (1998), Conseil européen de Göteborg (2001), LOADDT (loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire), CNDD (Conseil National du développement durable), CIDD (Comité Interministériel pour le Développement durable), Livre Blanc, etc.). De plus les documents d’urbanisme et de planification (SDRIF, SRADT, PADD, SCOT, PLU, etc.) devraient désormais prendre en compte la conception et la gestion durable des urbanisations et du développement économique et social en général, pour une nouvelle organisation du territoire.

Un volet important de l’Agenda 21 encourage l’élaboration d’indicateurs du développement durable afin de solidifier les bases des prises de décision à toutes les échelles territoriales et pour conduire une autorégulation de la durabilité des écosystèmes et du développement économique et social. Les Nations Unies, en 1996, ont fait des propositions générales d’indicateurs et l’IFEN (Institut Français pour l’Environnement) livre, en 2003, une liste de 45 indicateurs pour décrire le développement durable dans le cadre français (IFEN, 2003). Ces indicateurs situent la France dans le concert mondial et établissent des modules d’observation du DD sur le territoire.

La Réunion institutionnalise également la durabilité au travers d’actions telles que l’Agenda 21 de la Région, le Parc National des Hauts, le Conservatoire Botanique et la Maison des Civilisations. L’île montre un engagement grandissant pour préserver sa culture et son environnement, en assurant son développement économique. Son statut de petit territoire insulaire et volcanique donne par ailleurs une identité particulière à son développement au regard de la sensibilité de son milieu et de son besoin d’échange avec l’extérieur.

De nombreux défis attendent les Réunionnais pour préserver leur environnement (dépolluer les sols, les eaux superficielles et les aquifères, préserver les milieux marins et les récifs coralliens, maintenir la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes -en particulier endémique-, freiner l’érosion des sols, préserver les populations des risques naturels). Le bien-être social est également au centre des préoccupations au travers de l’éducation, la culture, la santé, l’emploi, les économies solidaires, le tourisme vert, le recyclage des déchets, l’énergie et les transports alternatifs. L’élaboration d’outils performants d’observation et d’analyse du territoire fait écho à cet accroissement des besoins en informations environnementales, économiques et sociales que connaissent nos sociétés.

Dans cette optique, nous envisagerons le développement durable comme une interaction positive, dans le temps, entre bien-être social et intégrité écologique. L’étude spatiale mettra en valeur, au niveau d’unités écologiques pertinentes, les types de relations qu’entretiennent les hommes avec le territoire (Table 1). Les unités écologiques devraient être retenues parce qu’ultimement le bien-être social relève des ressources naturelles et de la viabilité des écosystèmes.

Bien qu’aucun consensus scientifique n’existe sur la manière de décrire et mesurer le bien-être social et l’intégrité écologique, des outils statistiques partiels pourront être extrait de la littérature, sollicités auprès des organismes de recherche ou des collectivités territoriales. Un Système d’Information Géographique sera créé pour explorer les relations statistiques et spatiales entre les données choisies. Leurs agrégations au sein de la base de données pourront faire l’objet de plusieurs niveaux d’analyses en fonction de l’échelle spatiale ou temporelle choisie. Nous compléterons l’analyse quantitative par une approche qualitative qui intègre les travaux de terrains et les lectures théoriques.

Source: Odum, E. O., 1983. Basic ecology. Saunders, New York.

  • Mutualisme Bénéfice pour les 2 et totale dépendance entre eux
  • Coopératif Bénéfice pour les 2 et indépendance entre eux
  • Commensalisme Bénéfice pour l’un d’eux, l’autre n’est pas affecté (pas pire)
  • Pas d’interaction/Neutre Aucun des deux n’affecte l’autre
  • Amensalisme Un des deux est inhibé par l’autre qui lui n’est pas affecté
  • Prédation/Parasitisme Un des deux bénéficie de l’expansion de l’autre
  • Compétition Les deux s’inhibent l’un l’autre directement on indirectement quand une ressource commune est limité

Table 1 : Exemple d’interactions possibles entre les hommes et les systèmes écologiques.

Méthodologie :

- L’approche épistémologique envisagera la transformation historique des relations entre l’homme et la nature. Cela nous amènera à engager une réflexion éthique sur les notions de développement et de progrès au regard des inégalités entre les territoires. De quelle manière l’île s’inscrit dans la dynamique globale ?

- La définition du développement durable demeure floue : « Un principe économique, un but politique, une pratique sociale et une ligne morale. » (Blowers, 1997, p.846). Nous discuterons des outils statistiques existants pour décrire le développement durable (Indicateurs synthétiques de bien-être, bio-indicateurs par exemple) et les spécificités environnementales, économiques et sociales à retenir dans le cadre réunionnais.

- L’agrégation des données au sein d’un Système d’Information Géographique se fera principalement au niveau des unités écologiques ; bien qu’à d’autres niveaux les résultats puissent s’avérer différents. Nous caractériserons ainsi spatialement la pression positive ou négative que l’homme peut avoir sur le milieu. La distribution spatiale de la durabilité ou de la précarité des territoires fournira les bases d’une première analyse qui devrait nous éclairer sur les relations qu’entretiennent les territoires entres eux.

Bien qu’il existe des obstacles épistémologiques (ou cognitifs) au changement d’échelle, nous intègrerons cette perspective au propos afin de montrer le caractère contextuel du développement durable. L’analyse pourra alors resserrer son champ à des bassins versants en particulier ou des écorégions; focalisant son attention sur des zones urbaines, industrielles ou agricoles et des espaces naturels sensibles.

- Le type de relations entre deux espèces vivantes est caractérisé, dans le champ de l’écologie, par des termes tels que mutualistes ou coopératifs pour décrire des relations positives et amensales ou parasitiques pour exprimer des conditions négatives (Table 1). Troyer suggère en 2002 de caractériser ainsi la durabilité ou la précarité des relations entre les sociétés humaines et les systèmes écologiques.

La méthode fournira des bases conceptuelles à l’étude du DD à la Réunion. Elle possède cependant ses limites en confrontant uniquement l’homme au reste de l’environnement, dans un temps donné.

- L’observation du développement durable intègre également une compréhension plus grande des dynamiques temporelles. Les interactions entre les hommes et l’environnement peuvent changer dans le temps car celles-ci se développent au travers de changements de conditions ou de différentes étapes d’évolutions. Le développement durable à l’échelle d’un bassin versant pourra être constaté lorsque des relations mutualistes, coopératives ou commensales entre bien-être social et intégrité écologique pourront être détectées au cour du temps (Figure 1).

Dans le futur, l’approche chronologique (linéaire) habituelle devra être complétée, indiquent Thériault et Claramunt en 1999, par un paradigme historique capable de reproduire l’ordre des faits, l’imbrication des processus qui les ont engendrés, aussi bien que leurs conséquences, afin de reconstituer les réseaux d’évènements dans la base de données des SIG qui intègreront les dimensions temporelles.

Figure 1 Coopératif, mutualiste ou commensal peuvent être des types de développement durable ou d’interactions positives entre bien-être social et intégrité écologique à un endroit en particulier et au cour du temps (d’après Troyer, 2002).

Perspectives de recherches:

Les nombres de données statistiques et de dimensions prises en comptes par les modèles futurs, limiteront forcément les analyses. Malgré cela, une approche spatiale du développement durable permettrait une réactivité plus importante des politiques territoriales. L’enjeu à terme pour la Réunion sera de mener une recherche multidisciplinaire qui sache s’adapter au contexte de l’île en partageant son expérience dans la zone Océan Indien et avec les autres petits territoires et états insulaires.

L’Agenda 21 suggère, en outre, que « les questions environnementales seront mieux maîtrisées avec la participation de tous les citoyens concernés » (UN, 1992, Principe 10). La diffusion de l’information environnementale en direction de la société civile devrait être ainsi la plus large possible. Haklay indique en 2003 que les modèles scientifiques de développement n’interagissent pas encore avec le public, alors que l’accès moyen à l’information a explosé et que dans l’absolu tout le monde est utilisateur et générateur d’information dans le développement durable. Ceci pose la question aux outils d’accès a la citoyenneté dans nos sociétés

Lauer en 2005 nous rappelle enfin que la seule manière dont la nature nous parlera, c’est lorsque nous reconnaîtrons la valeur inhérente de la terre, lorsque les choses pourront se montrer à nous d’elles-mêmes. Et la seule manière pour que ceci puisse se produire passera peut-être par l’expérience phénoménologique, comme l’expérience esthétique qui se trouve dans les particularités de chaque endroit.

Cette recherche sollicitera activement les laboratoires universitaires et les organismes scientifiques de la Réunion (CREGUR, INSEE, CIRAD, IFREMER) ainsi que les organismes publics (DIREN, DAF, la Région et le Département) et les agents de la société civile (associations, citoyens).

L’étude devrait être mise en réseau avec les organismes de recherches français et européens travaillant autour de ces questions.

Bibliographie :

Blowers, A., (1997). Environmental policy: ecological modernisation or the risk society? Urban Studies, 34(5-6), 845-871.

Haklay, M. A., (2003). Public access to environmental information: past, present and future. Computers, Environment and Urban Systems, 27 (2003) 165-180.

IFEN, (2003). 45 indicateurs du développement durable : une contribution de l’IFEN. Réaliser par Cécile Dormoy.

Lauer, D., (2005). Phenomenology of nature. Conférence : « Nature of Space, Art and Environment ». Université d’Islande, 9 juin.

Thériault, M. et Claramunt C., (1999). La représentation du temps et des processus dans les SIG : une nécessité pour la recherche interdisciplinaire, dans « Représentation de l’espace et du temps dans les SIG ». Numéro spécial de la revue de géomatique. Volume 9, 1,p 67.

Troyer, M. E., (2002). A spatial approach for integrating and analysing indicators of ecological and human condition. Ecological Indicators, 2, 211-220.

UN, (1992). Agenda 21. Rio de Janeiro : Nation Unis.v

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